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d'intelligence moyenne afin d'équilibrer les catégories.

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 [CLOS] Au loin, un moment de répit

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Invité

MessageSujet: [CLOS] Au loin, un moment de répit   Dim 4 Mai - 4:05

Il y a des jours où je ferai mieux de rester couché... Pour un jour de repos, être réveillé par des imbéciles qui ne peuvent s'empêcher de faire du bruit le matin, commencer la journée avec une douche froide car le chauffage est en panne, renverser son petit-déjeuner car un autre imbécile ne sait pas regarder devant lui en marchant, et passer deux heures complètement inutiles à comprendre un problème de japonais - je déteste les matières littéraires - sans trouver la moindre solution pour autant, c'est tout sauf le signe d'une bonne journée.
Je décide de me rendre en ville pour me calmer les nerfs. Peut-être pas le meilleur endroit pour se reposer étant donné l'excitation habituelle des environs, mais je connais un endroit un peu à l'écart du centre-ville et d'ordinaire peu bruyant, où j'ai récemment pris l'habitude de m'y rendre. Bien que j'ai peur que ce ne soit pas le cas aujourd'hui : la présence d'un soleil dans un ciel vierge de tout nuage, avec une température à mi-chemin entre la douceur du printemps et la canicule de l'été, le tout se déroulant un samedi après-midi porte à croire qu'il y aura plus de monde que d'habitude aujourd'hui.
Je soupire à cette idée et commence à réduire mon allure déjà lente, en "profitant" du charme de la ville. Enfin, pour moi ça reste un lieu urbain comme un autre, avec ses voitures en pagaille qui klaxonnent pour je-ne-sais-quelle raison, ou ce melting-pot de passants allant de l'enfant insouciant jouant au parc jusqu'à la grand-mère qui peine à se déplacer à cause de ses rhumatismes, en passant par l'employé de bureau pressé qui regarde l'heure sur son téléphone en râlant du temps qui passe trop vite... Et bien sûr les petites frappes qui traînent dans des ruelles sombres, en train de régler leurs comptes, boire ou attendre une victime trop imprudente pour la martyriser.
Je décide de ne plus y penser. Ma journée a déjà suffisamment mal commencée comme ça, je ne veux pas non plus me remettre à ressasser des souvenirs désagréables. Au moins suis-je arrivé à destination.
Je constate que le vieux pub n'est pas aussi fréquenté que je ne l'imaginais. A croire qu'il existe une espèce de constante pour ce lieu concernant le nombre de clients. Il doit y avoir une ou deux personnes en plus qu'à l'ordinaire, à tout casser. Sans me poser de question, je prends place à une table un peu à l'écart, du côté d'une fenêtre. En attendant l'arrivée d'une serveuse et en regardant au-dehors, mes pensées dérivent vers les événements de ce matin. C'est vraiment une journée de m*rde, parfois j'ai envie de foutre des baffes à quelques excités pour leur apprendre à la fermer. Mais bon, c'est pas comme s'ils étaient vraiment mauvais, ils sont justes idiots. D'ailleurs, je n'arrive toujours pas à croire que je sois en catégorie D. Je sais que je suis pas du genre à être très respectueux envers les autres et à devenir agressif pour pas grand chose quand quelqu'un m'adresse la parole - surtout quand ce quelqu'un a une grande gu*ule - mais... A bien y réfléchir, on ne m'a pas classé ici sans raison et le fait que je sois d'accord avec cette idée me dérange, ou plutôt m'énerve. Enfin, ce n'est pas comme si je pouvais y changer grand chose.
"Puis-je prendre votre commande ?"
Avant que je ne m'en rende compte, mon esprit était parti complètement ailleurs, et il me faudra quelques secondes pour réaliser que je suis dans le pub. Sans perdre mon calme pour autant, je commande un soda. La serveuse prend note, fait une courbette et retourne au comptoir. Le temps qu'elle revienne, j'évite de replonger dans des pensées trop profondes pour ne pas me faire surprendre une deuxième fois et réfléchi de nouveau au problème de japonais de tout à l'heure. J'aimerais vraiment pouvoir résoudre ça, histoire d'être tranquille demain. Tentative ratée, tout ce que j'ai réussi à obtenir, c'est un crâne au bord de l'explosion. Timing parfait heureusement de la serveuse qui arrive le soda en main, ce qui m'évite la surchauffe.
Je me demande bien ce que cette journée me réserve en plus...
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Invité

MessageSujet: Re: [CLOS] Au loin, un moment de répit   Dim 4 Mai - 7:59

Au loin, un moment de répit...
« Feat Hiniku Kôgami »

Il est un jour où la vie change. Où votre environnement se modifie, et où tout ce qui vous entourait jusqu'ici n'est plus. Alors que j'étais né et avais toujours vécu dans la même ville, mon père avait prit une décision importante. Il désirait déménager, et s'installer à Konoha, sur une archipel non loin du Japon. Il pensait qu'un peu de repos loin de son travail lui ferait du bien. Ma mère était pleinement d'accord. Je n'avais donc pas eu le choix. Nous avions déménagés.

Ma première journée à Konoha High School s'était parfaitement bien déroulée. A peine entré, je m'étais présenté, puis avais choisis une place où m'installer et le cours avait commencé. Bien que Yuki, ma meilleure amie, n'était pas présente, je pensais m'être un peu près intégré. Bien que je ne connaissais encore que peu de personnes dans la classe, j'avais commencé à fréquenter une autre fille de la classe. Elle semblait assez sympathique et bien qu'assez bruyante, elle savait me faire sourire. Son rire entraînait bien souvent le mien et je pensais pouvoir m'entendre plutôt bien avec elle, du moins assez pour me faire d'elle une amie qui, peut-être serait capable de me soutenir et que je pourrais également soutenir en cas de besoin.

Les cours se passaient merveilleusement bien. Chacune des matières étaient intéressantes, et chacun des professeurs savaient rendre dynamique leurs cours. Je participais le plus activement possible et au final, les journées s'écoulaient rapidement. Quand il était temps de rentrer jusqu'à la chambre, j'étais épuisé, et plus rien ne pouvait me retenir de m'effondrer dans mon lit.

Mais aujourd'hui, nous étions samedi. Le premier jour du week end. Levée un peu plus tard que d'habitude, j'avais longuement profité d'une douche chaude avant le petit-déjeuner. Après ce dernier, j'avais aussitôt entamé la longue liste de devoir qui m'attendait. Étant donné qu'avec ma nouvelle amie nous avions convenu de nous retrouver un peu plus tard dans la journée au Vieux Pub en centre-ville, j'avais pris la décision de commencer mes devoirs le plus tôt possible. Avec cette fameuse fille, nous avions rapidement fait amis amis et elle avait finit par me parler de son petit ami, qui lui, vivait en ville.

«Je sais!» s'était-elle exclamé alors que nous étions en pause déjeuner. «Je vais te le présenter! Tu verras, il est super sympa! Et mega-cool!»

J'avais accepté sans plus discuter. Et voilà à quoi j'en étais réduit. Je soupirais sagement en refermant mon cahier et le rangeais dans mon sac. J'enfilais une paire de bottines à petit talons et passai rapidement devant le miroir pour vérifier une dernière fois que mes cheveux ne partaient pas dans tous les sens. Souriant en remarquant que ma tenue était impeccable, j'attrapais mon sac à main et y glissais mon téléphone portable pour aussitôt sortir de la chambre.

♣♥♣

Cela faisait environ une dizaine de minutes que je marchais en ville lorsqu'une question me vint en tête. Ma tenue était-elle vraiment adapté au temps actuel? Je baissais les yeux sur le pull rose clair que j'avais enfilé au dessus d'une chemise blanche et qui retombait sur mon leggings noir effet cuir. Hum.. Ça me semblait bien. Il faisait certes chaud, mais... mettre un short avec un simple t-shirt à manche court? Non. En été peut-être, si la saison m'en accorderait l'opportunité. Mais pas maintenant.

Je jetais un dernier coup d’œil sur le petit bout de papier que m'avait donné ma nouvelle amie. «Rejoins-moi là-bas» m'avait-elle dit, «Nous t'y attendrons, à la table près de la fenêtre, un peu à l'écart du reste.»

Je m'arrêtais et levais les yeux vers le logo du Pub. Un petit coup d’œil à l'intérieur et je poussais la porte pour entrer. Mon regard chercha aussitôt la fille qui m'avait invité et son petit ami que je ne connaissais pas encore. La table un peu à l'écart, près de la fenêtre? Et bien... Elle était occupée, c'est vrai. Mais par un seul garçon. Peut-être était-elle au toilette? Peut-être... Ou pas. Je regardais une dernière fois les autres personnes qui se trouvaient à l'intérieur et finit par me pincer les lèvres. Elle n'était nulle part ailleurs. Je soupirais et prenais mon courage à deux mains. Un pas, puis un autre, et encore un autre me menèrent jusqu'à lui. Je m'arrêtais face à lui, un peu hésitante.

«Euh, Bonjour. Je, euh... Vous êtes... le petit-ami de Miyuki?»

Un peu anxieuse, après tout, je m'étais peut-être complètement trompé, je le regardais et en profitais un peu pour le détailler. Il avait l'air un peu plus âgé que nous, et probablement l'était-il. Il avait les yeux bleus et ses cheveux étaient plutôt coiffés en bataille. Enfin, si on pouvait appeler ça coiffés. Mais il fallait l'avouer, ça lui allait plutôt bien. Il avait l'air de quelqu'un d'assez... distant, et pourtant plutôt cool, dans un sens. Plus je le voyais et plus je me disais que j'avais eu tord de m'avancer vers lui. Ce garçon ne me semblait pas être le type de gars avec qui sortait Miyuki... Sûrement aurais-je mieux fait d'aller attendre à une autre table, un peu plus loin.

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Invité

MessageSujet: Re: [CLOS] Au loin, un moment de répit   Dim 4 Mai - 11:34

Le goût sucrée de ce soda dans ma bouche, et la sensation de froid glisser le long de mon gosier me fait presque retrouver ma bonne humeur. Je me contente d'oublier toutes les mésaventures de la matinée en savourant cette boisson, que je qualifierais presque de "nectar sauveur de la journée".

Mais la réalité est une sa... Péripatéticienne - je préfère éviter de retourner dans un état énervé, je viens tout juste de m'en remettre. Avant de pouvoir entamer une autre gorgée, une fille s'approche timidement de ma table. Apparence typique d'ailleurs de ce type de personne : bien habillée, portant un sac à main, les bottines et des cheveux lisses parfaitement en ordre. En temps normal, je me dirais juste qu'elle est banale et qu'elle ne mérite aucun intérêt, mais là je dois vraiment faire un effort pour ne pas laisser la mauvaise humeur me rattraper.

En parlant d'apparence, je viens de penser que je n'ai absolument pas fait attention à ce que j'ai mis aujourd'hui. Remarque, pas besoin de regarder pour vérifier puisqu'il n'existe que deux sets de vêtements dans ma garde-robe, si on oublie deux/trois t-shirts et pantalons que j'appelle "de secours" : l'uniforme scolaire, et un ensemble costard cravate que je ne ferme jamais. Certes, ce n'est pas une tenue très habituelle, mais je la porte en souvenir du doc qui m'avait hébergé il y a longtemps auparavant. Quand je lui ai raconté que je m'habillais avec ce que je pouvais, l'une des premières choses qu'il s'est mis à faire, c'était m'apprendre à m'habiller correctement. Cause perdue. Je portais peut-être des vêtements propres, mais ne faisait aucun effort pour les mettre correctement. La seule fois où il réussit à me faire habiller correctement, c'était justement en portant un costard à l'occasion du mariage d'un ami. Je ne restais cependant correct que pendant une courte durée.

Pour en revenir à la fille, les mots qui sortirent de sa bouche furent aussi hésitants que les pas qu'elle a dû faire pour venir à moi.

«Euh, Bonjour. Je, euh... Vous êtes... le petit-ami de Miyuki?»

... Quatre secondes me sont nécessaires pour comprendre qu'il s'agit là d'une erreur.
Trois choix s'offrent à moi : ou bien je lui réponds poliment, ou bien je lui sors une réponse sarcastique, ou bien je l'ignore, tout simplement. La première option relève de l'exploit chez moi, je n'aime pas faire mon focu. Mais d'une certaine manière, je viens de décider qu'il vaut mieux éviter de redevenir de mauvaise humeur. Je remarque alors qu'elle m'observait tout le temps où je réfléchissais à ma réponse. Ça suffit ! Quel que soit la réponse que je sorte, elle mettra fin à cette situation.

"Je ne sais pas. Peut-être l'a-t-elle déclaré avant de me demander de sortir avec ?"

J'y suis allé un peu fort là, d'autant qu'elle a l'air assez timide. C'est vrai que je suis quelqu'un de plutôt froid, mais je me sentirais mal si je blessais une personne, quel qu'elle soit.
Ce qui est dit, est dit. Je ne peux plus faire marche arrière après ça. Au moins, ça lui fera une leçon de vie, comme quoi on est pas tous aussi amicaux à la rencontre d'une personne qu'on ne connaît pas. Je détourne mon regard vers ce soda, en essayant d'oublier ce qu'il vient de se passer. Ouais... J'aurai vraiment mieux fait de rester couché.
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Invité

MessageSujet: Re: [CLOS] Au loin, un moment de répit   Dim 4 Mai - 22:20

Au loin, un moment de répit...
« Feat Hiniku Kôgami »
Distant...? Il aurait certainement fallu rajouter froid à cette description. Et mal coiffés. Il était bien habillé, mais ça ne lui allait pas. Et son regard bleu n'était pas aussi «beau» de plus près. Tout comme il n'avait pas l'air aussi cool que prévu. Pas du tout cool, en effet, mais alors pas du tout, DU TOUT! Pfiou...! Du calme, Sawako. Ce n'est pas la peine de s'énerver. Ce n'est qu'un pauvre garçon qui se croit important, intelligent, beau avec son regard bleu, et cool. Ce qu'il n'était finalement absolument pas. Vraiment pas. Pas du tout.

Je me reprenais tant bien que mal malgré la réponse plutôt désagréable de mon interlocuteur. Il ne fallait pas s'énerver, cela ne servirait à rien. Lui répondre calmement et poliment? On va essayer, même si ce n'était gagné. Je soupirais intérieurement sans plus bouger. Seuls mes doigts se refermaient et se resserraient sur la lanière de mon sac à main.

«Au moins c'est clair, comme réponse.»

Je m'inclinais légèrement, pour mieux être poli, même si mon ton un peu sec démontrait que je ne voulais pas être aussi agréable que cela.

«Merci de m'avoir répondu, et de ne pas m'avoir ignoré. Et pardon pour le dérangement.»

Je me redressais aussitôt et me retournais pour m'éloigner vers une autre table. Je choisissais une table non loin de l'entrée et me laissais tomber assise sur la banquette brusquement. Je posais mon sac à main juste à côté de moi, et me tournais sans préambule vers la serveuse qui passait juste devant moi. Je l'arrêtais alors avec un «Excusez-moi!» et commandais un de leurs milk-shake. Il était étonnant d'en trouver dans un pub, mais visiblement ce dernier malgré le nom de «Vieux» s'était un peu modernisé, et servait diverses boissons. En attendant donc que l'on m'apporte ma commande, je m'enfonçais un peu plus dans la banquette et grommelais et pestais contre Miyuki qui n'était toujours pas arrivé tout en jetant un regard noir à ma montre.

Farfouillant dans mon sac à main, j'en sortais mon téléphone portable et cherchais le numéro de Miyuki. Une fois trouvé, je me pressais de lui envoyer un message sur lequel je lui faisais part de mon étonnement à ne pas la voir dans le pub où l'on s'était donné rendez-vous. Le posant sur la table, je baissais les yeux sur mes doigts qui s'agitaient ensemble et qui cherchait une occupation alors que dans mon esprit me revenait la réponse de ce satané garçon. Non mais pourquoi il se prenait?! On ne lui avait jamais appris à être poli et sympa avec les filles? Avec ses amis, il faisait ce qui lui plaisait, mais quand on ne connaissait pas, on se montrait un peu plus agréable, tout de même. J'étais tellement énervé intérieurement que je remerciais à peine la serveuse qui m'apporter mon milk-shake.

C'est là que je compris qu'il fallait que je me calme, et que si je devais être énervé, il ne fallait pas que ma colère se dirige contre tout ceux qui passait à ma portée. Non, si ma mauvaise humeur devait s’abattre, c'était bien sur ce garçon qu'elle devait le faire. Attrapant mon milk-shake, je glissais la paille entre mes lèvres et commençais lentement à l'aspirer tout en cherchant du regard celui qui m'avait mise dans un tel état. Le fixant des yeux, je lui adressais un regard lourd de compréhension et encourageais ma conscience à continuer à le dénigrer. Ça m'apprendrait à trouver les gens cool, tiens!

Mon téléphone portable se mit alors à sonner, et je décrochais aussitôt sans regarder le numéro qui s'affichait.

«Sawako?»

«Miyuki! Enfin, où est ce que vous êtes? Je vous attends depuis déjà cinq minutes!»

Et commença alors une longue conversation téléphonique durant laquelle Miyuki tentait tant bien que mal de m'expliquer le pourquoi du comment elle avait finalement rompu avec son petit ami, il y avait à peine une heure. D'après ce que j'avais pu comprendre, elle avait découvert un texto dans son portable qui venait d'une autre fille qui le surnommait «chéri» et qui disait vouloir le retrouver au plus vite pour une nouvelle soirée aussi agréable que la dernière fois. Bref, elle s'était faite avoir, et son petit ami, son ex désormais, l'avait déjà trompé à plusieurs reprises durant l'année scolaire. Je soupirais et secouais doucement la tête alors que mon regard se dirigeait vers le même garçon que tout à l'heure.

«Bien, tu sais, les garçons, il ne pensent qu'à eux et se croient trop intelligent et trop séduisant. C'est bien que tu l'ais largué, et que tu ais découvert ce qui se tramait dans ton dos, au moins, tu ne passeras pas plus longtemps pour une idiote...»

Je lui adressais encore quelques mots de soutient, et lui demandais finalement si elle désirait que je la rejoigne quelque part, chose à laquelle elle me répondit qu'elle retournait au pensionnat et qu'elle préféré que je me détende un peu, que je profite de mon après-midi, et que je ne la gâche pas en venant déprimer avec elle. Je soupirais un peu et acquiesçais avant de finalement raccrocher.

Me détendre un peu? Sûrement pas ici. Peut-être pourrais-je éventuellement aller faire un tour dans les boutiques du quartier... Je me levais donc et empoignais mon milk-shake pour aussitôt aller payer ma consommation. Je sortais alors du Pub et à peine l'avais-je fait que, devant la vitrine, une main se referma sur mon poignet pour aussitôt me tirer vers elle, faisant ainsi tomber et s'écraser par terre mon milk-shake.

Je grimaçais et prenais enfin la peine de regarder celui qui m'avait ainsi tirer vers lui sans plus de ménagement, m'arrachant même un «Aïe!». Ce n'est que là que je comprenais la situation. J'étais face à six garçons, tous habillés de sorte que l'on comprenne qu'il n'était sûrement pas de bonne fréquentations. Certains avaient le crâne rasés, d'autres avaient une coupe à la punk. L'un d'entre eux avait même une énorme crête rose vif, ce qui était d'un très mauvais goût. La fille, tout aussi punk, arborait des tas de piercing. Chacun d'entre eux portaient un tatouage qu'ils mettaient à vu et qu'ils arboraient fièrement: Un homme qui chevauchait une moto et qui, dans sa main droite, tenait une chaîne, prêt à la lancer. Le type qui, par ailleurs, me tenait encore, me lançait un sourire carnassier.

«Dis donc, toi! Tu m'as l'air plutôt mignonne... Tu voudrais pas venir jouer avec moi et mes potes?!»


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Invité

MessageSujet: Re: [CLOS] Au loin, un moment de répit   Lun 5 Mai - 1:15

Ouais... Même moi, je peux sentir l'animosité derrière cette réponse. Si je devais en faire une traduction littérale, ça donnerait "On t'a jamais appris à être respectueux envers les autres, c****** ?!". Au final, je n'ai pas su maîtriser le sarcasme évident qui trottait dans ma tête. Je suis...
Aucune importance, ce n'est pas comme si je la connaissais après tout. Et puis, il faut bien que je fasse honneur à ma réputation. Je retourne à la dégustation de ce soda. Ô nectar, calme mes ardeurs et diminue mon agressivité pour le reste de cette journée !

La fille qui vient de me parler s'est assise quelques places plus loin, et je peux ressentir ses ondes néfastes d'ici, droit sur ma personne. Je me suis fait une ennemie on dirait. Peut-être vaudrait-il mieux que je replonge dans quelconques pensées pour ignorer cette situation pénible.
En regardant par la fenêtre, je remarque les quelques passants préoccupés par leurs propres soucis. Un otaku - pas trop moche pour ce qu'il est - penché sur sa console accompagné d'une fille qui lui tourne autour... Sa copine ? Nan, il a l'air ennuyé, ça doit être sa sœur ou un truc du genre. Une jeune femme bien habillée qui se rend probablement à son lieu de travail. Plutôt mignonne, elle me dit quelque chose... Et... Un type en blouse blanche ? Il a une démarche plutôt rapide et une expression anxieuse sur le visage, en regardant son portable rouge.

La fille au pull rose se lève, paie sa boisson et sort du pub. Ce que je peux en déduire d'après la question qu'elle m'a posé tout à l'heure, elle devait rejoindre le petit ami d'une copine, et que ceux-ci se sont désistés au dernier moment vu qu'elle repart déjà. Au moins, je ne suis pas le seul à qui cette journée aura été foireuse.

Peut-être plus pour elle que pour moi à ce que je vois : je la vois se faire attraper par un groupe de délinquants. En général, quand une fille seule est saisit de cette manière, ce n'est certainement pas pour demander l'heure ou proposer un verre. Je finis d'une traite ce qu'il reste de mon soda, pose la monnaie sur la table et me dépêche de sortir du pub.

«Dis donc, toi! Tu m'as l'air plutôt mignonne... Tu voudrais pas venir jouer avec moi et mes potes?!»

Des racailles. Et pas du petit calibre, pour avoir une apparence aussi voyante en plein milieu d'une ville un samedi après-midi. Je les compte : cinq mecs et une fille, tous plus moches les uns que les autres. D'une certaine manière, ils tombent bien, j'avais besoin de me défouler sur quelque chose. Je m'approche de celui qui empoigne la victime et lui attrape l'épaule en lui sortant :

"Ça a l'air amusant. Je peux me joindre à vous ?"
"P*tain, t'es qui toi ? Dégage de..."

Il n'a pas eu le temps de finir sa phrase que je lui ai déjà écrasé l'épaule, pour l'envoyer à terre.

"Espèce de... Tu t'prends pour qui, son chevalier servant ?!"
"Pas particulièrement, j'avais envie de me défouler aujourd'hui."

Je fais craquer mes phalanges, et souris. Ça fait un moment que je n'avais pas maté des types de leur genre. Un gars à la crête rose s'élance pour me frapper au visage, ce que j'esquive sans problème avant de lui saisir le bras et de le plaquer au sol, rejoignant son pote qui s'était déjà relevé en se massant l'épaule. Au moment où ce dernier s'approche pour me saisir, le biker fait tournoyer sa chaîne qu'il envoie dans ma direction. Je l'évite, ce qui a pour effet d'enchaîner l'attaquant derrière moi. Un autre punk tente une approche discrète pour me coller un uppercut, auquel je réponds par une esquive suivie d'une descente du coude. Le biker descend de sa moto, et avec un autre mec, ils m'attaquent en même temps. Loupé. Je chope leurs têtes et les faits cogner l'un contre l'autre, les assommants.

Malheureusement, je n'ai pas fait assez attention à ce qu'il se passait autour de moi, et je vois que la fille punk a une lame posée sous le cou de la fille au pull rose.

"Continues à les tabasser et cette neuneue y passe, pigé ?"

M*rde. Je ne tiens pas à ce qu'un innocent y passe. Espèce de lâche !
Un à un, les racailles se relèvent péniblement, en constatant que je suis réduit à l'impuissance. Je vois des sourires mauvais apparaître sur leur visage, puis sens un poing atterrir en plein milieu de mon ventre. Le souffle coupé, je ne peux pas sortir un cri pour exprimer ma douleur. Je me tiens les bras au ventre, pendant que ces enflures se préparent à m'envoyer d'autres gnons. Une droite au visage, un coup dans le tibia, un poing dans le flanc... Les frappes pleuvent sur moi, sans que je puisse faire quoi que ce soit, et je finis à terre. A genoux, j'essaie de retrouver ma respiration, pendant que ces punks profitent du spectacle.

Kh... Je ne suis plus le même que par le passé, je suis censé venir facilement à bout de types de leur genre. Pourquoi est-ce que je suis à terre alors ?
Je commence à me relever avec difficulté. Ils n'attaquent pas, ils doivent sans doute penser que je suis trop faible pour pouvoir encore leur tenir tête. C'est mal me connaître, mais dans cette situation, je ne peux rien faire. La fille punk s'approche de moi, histoire de bien me montrer que je ne peux pas du tout réagir.

"On fait moins le fier, hein ? Maintenant que ta princesse est en danger, tu..."

A ton tour, d'avoir été trop imprudente ma grande. Je me jette sur la main qui tient la lame, et la retire hors de portée de la gorge de la fille au pull rose. L'ayant attrapée par le poignet, je sers ma prise suffisamment fort pour que la punk lâche le couteau. Elle pousse un cri de douleur, avant qu'un de ses potes vienne m'empêcher de lui casser un os, en voulant me frapper au visage. Je l'évite et recule, en incitant l'autre fille à faire de même.

Je m'attends à la deuxième partie du combat, avant d'entendre les sirènes de la police. Rien d'étonnant, à se battre aussi violemment au milieu de la rue juste devant un pub. Effrayés tels des lapins traqués par des chasseurs, les racailles s'enfuient, en ayant malgré tout le temps de m'envoyer un charmant signe de la main pour dire "La prochaine fois, on te bute !"
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Invité

MessageSujet: Re: [CLOS] Au loin, un moment de répit   Lun 5 Mai - 5:16

Au loin, un moment de répit...
« Feat Hiniku Kôgami »

Combien de chance y avait-il qu'en plein samedi après-midi, en sortant d'un Vieux Pub je tombe sur une bande de racailles dégénérés? Je n'en savais rien. Mais il fallait, bien évidemment, que cela tombe sur moi, et que ma journée s'empire encore. Entouré de personnes toutes plus extravagantes les unes que les autres mais que, pour rien au monde je n'aurais voulu croiser, je restais pétrifié sur place, n'osant pas bouger le petit doigt. Ramenant simplement mon sac à main contre moi, décidé à me défendre au cas où, j'écarquillais les yeux alors que... alors que l'un d'entre eux me demandait de venir jouer avec sa bande? Je m'empourprais aussitôt tandis que des tas d'images traversaient mon esprit. Impuissante, je m'apprêtais à bafouiller quelques mots quand une autre voix s'éleva. Non pas qu'elle m'était familière, mais j'étais sûre et certaine de la connaître.

Encore plus surprise que précédemment, j’entrouvrais les lèvres, prête à répliquer que ça ne le concernait pas lorsque le premier punk répondit à ma place. La suite se déroula bien trop rapidement pour que je ne comprenne quoi que se soit. L'un  des types se retrouva par terre, et moi, je fus enfin libre. Malgré ça, trop absorbé par ce qui se déroulait sous mes yeux, je ne m'éloignais que d'un pas ou deux, ce qui ne suffit largement pas pour mettre hors de portée. Et pourtant...

J'avais beau ne pas m'y connaître en combat et autre, je savais parfaitement bien, du moins j'étais tout à fait capable de comprendre que ce garçon là, celui que j'avais pourtant dénigré un peu plus tôt, il était bien plus fort que les autres. Et plus doué. Et plus... Cool?

Peut-être... Je n'ai pas beaucoup plus le temps d'y penser qu'une autre paire de mains m'attrape. De nouveau retenue, je ne pouvais plus bouger, du moins si je désirais rester vivante. Immobile, redressant même légèrement la tête afin d'essayer vainement de mettre de la distance entre mon cou et la lame du couteau, je baissais les yeux sur cette dernière et déglutissais tant bien que mal.

Comment? Comment est ce que j'avais pu me retrouver là?! Pourquoi c'était moi qu'on agressait ainsi? Pourquoi?!

Laissant mon regard glisser de celui du garçon à la lame, je tentais tant bien que mal de me convaincre qu'il allait bienheureusement arrêter aussitôt le massacre. Allait-il le faire? Peut-être, peut-être pas. Après tout, ma réponse avait été tout aussi sèche et sombre que les regards que je lui avais ensuite lancé. Et puis, il avait bien dit qu'il n'était là que pour se défouler, non? Alors pourquoi arrêterait-il de tabasser ces types? Sûrement pas pour moi! Fermant alors les paupières et les serrant très très fort, je me disais que peut-être bien que j'aurais mieux fait de rester dans le Vieux Pub un peu plus longtemps, que peut-être s'y détendre et siroter mon milk-shake aurait été plus judicieux comme choix. Et peut-être que j'aurais plutôt du calmer ma colère et ne simplement pas en vouloir à ce garçon qui était venu m'aider cette fois.

J'attendais le verdict qui finalement tomba. Non, il n'allait plus répliquer. Du moins, ne l'avait-il pas dit clairement, mais c'était ce que son comportement exprimait. Naïve que j'étais, j'avais un instant pensé qu'il nous laisserait tranquille et qu'ils s'en iraient alors sans plus faire d'histoire. Mais c'était sans compter sur les sourires mauvais qui s'affichèrent sur leur visage. Évidemment, non. Cela aurait été bien trop facile. Toujours immobilisé par la fille punk, je vois chacun des types se relever tant bien que mal et se préparer à une contre attaque.

C'est un premier poing qui s'abat sur le garçon, en plein milieu du ventre. Puis c'est au tour de son visage d'être visé, tout comme le sera ensuite son tibia et d'autres parties encore de son corps. Je n'aurais su compter les coups qui pleurèrent sur lui, mais je savais parfaitement que c'était trop. Parce que non seulement ils étaient plusieurs et qu'en plus ils n'attendaient pas chacun leur tour pour y mettre leur grain de sel. On aurait dit que chacun se donnait du mal pour trouver l'endroit qui ferait définitivement tomber celui qui était venu les provoquer. Je finis par fermer les yeux, ne pouvant plus supporter le spectacle. Et pourtant, j’entends encore très bien ce qui se déroule autour de moi, et le rire mauvais de la fille qui me retient ne me dit rien qui vaille.

Un bruit de chute se fit finalement entendre et je rouvrais alors les yeux, les posant sur ce garçon aux cheveux en bataille, maintenant à genoux par terre. Je le vis tenter de se relever alors qu'avec un simple regard, je tentais malgré tout de le convaincre du contraire. Ce n'était pas en réagissant ainsi, et en se relevant, encore et encore que la situation s'améliorerait. Ce serait pire, même! Frapper était le passe-temps favoris de petites frappes comme eux. Alors si ces derniers remarquaient qu'il supportait plutôt bien les coups, ils auraient tôt fait de trouver en lui un «souffre-douleur» qu'ils s'amuseraient à humilier jusqu'à ce que mort s'en suive.

Un léger coup de genou pour m'inciter à aller vers l'avant et l'autre fille et moi-même nous retrouvions tout proche du garçon du pub. Me tortillant un peu afin de ne pas me faire couper au passage, peut-être cette fille n'était-elle pas très doué après tout, je grimaçais en constatant que la cool-attitude avait disparu de son visage. Normal, on ne pouvait pas être «cool» tous le temps, surtout quand on se faisait battre en pleine rue.

Puis de nouveau, tout se passa très rapidement, trop du moins pour que je ne comprenne quoi que se soit. L'essentiel étant que je me retrouvais désormais hors de portée de lame, derrière l'adolescent. Se cacher derrière les autres, ce n'était pas vraiment génial comme attitude, mais je devais dire qu'actuellement, c'était ma seule option, et le seul endroit ou je me considérais un minimum en sécurité. Mon regard passa sur le poignet de la punk qu'elle se frottait lentement en fusillant celui qui se trouvait devant moi du regard.

Une sirène se fit alors entendre. Je me tournais vers l'origine du bruit puis reportait mon attention sur mes agresseurs qui détalaient déjà. M'appuyant légèrement sur les épaules du garçon, je me mettais sur la pointe des pieds et passais la langue envers le groupe qui s'enfuyait. Réaction tout à fait puérile, et inutile, certes, mais qui fit aussitôt baisser la tension en moi d'un cran. Sans plus prendre le temps de respirer, je passais devant le jeune homme et m'enquérais aussitôt de son état.


«Est ce que ça va?! Oh, bon sang, ces idiots ont du te faire un mal de chien...!»

Je bafouillais et en même temps, je cherchais comment réagir.

«Tu devrais peut-être mieux t'asseoir...»

Je me rapprochais un peu plus de lui et effleurer à peine sa joue.

«Ça risque de gonfler, et, avec le coup, de changer de couleur...»

Je grimaçais, attrapais alors son poignet de mes mains tremblantes et l'incitais à me suivre jusqu'à l'intérieur du pub.

«Je vais leur demander si ils n'ont pas un peu de glace pour ton visage. Suis-moi, il faut que tu t’assois. Après une correction pareille, tu devrais te poser... Ne serais-ce qu'en attendant qu'arrive la police.»

En parlant de celle-ci... Nous pûmes voir la première voiture qui s'arrêtait sur le côté et dont en sortait deux policiers qui aussitôt se dirigèrent vers nous.

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MessageSujet: Re: [CLOS] Au loin, un moment de répit   Lun 5 Mai - 7:53

Je viens à présent de réaliser que j'avais subi pas mal de dégâts. Ma mâchoire, ma jambe droite et mes côtes me faisaient mal. Ils n'ont pas retenu leurs coups ces salauds, pas comme si j'étais capable de tous les mettre à terre... Ah, c'est justement la raison pour laquelle j'étais à terre. Enfin bref. Il semblerait qu'une main se soit posé sur mes épaules.

La fille au pull rose. Elle leur tire la langue ? Cette réaction, bien que complètement inutile, réussit à me décrocher un sourire. Elle se met alors devant, évaluant mes blessures, et s'embrouille finalement dans des paroles attentionnées à mon égard. Je dois avouer que ça me touche. Elle enchaîne les paroles de telle manière que je ne trouve pas le temps de répondre. Enfin, ce n'est pas comme si j'avais matière à répondre, je dois être dans un piteux état en ce moment.
Et avant que je ne m'en rende compte, son visage est à quelques millimètres du mien.

«Ça risque de gonfler, et, avec le coup, de changer de couleur...»

H... Hé ! Pas si proche ! Je peux sentir ton souffle sur mon visage. Je crois qu'elle vient de me faire rougir, mais avant de pouvoir s'en rendre compte, elle s'éloigne et attrape ma main en me tirant vers le pub. D'ailleurs, je remarque que sa main est tremblante. Rien d'étonnant après ce qu'il vient de se passer.
Nous sommes alors interrompus par deux policiers qui s'approchent de nous.

"Hep là les jeunes, restez ici. Je veux savoir ce qu'il... Kôgami, c'est toi ?"
"Salut Jack, ça fait un bail."

Sauvé par ma bonne étoile - qui décide enfin de m'aider aujourd'hui. Jack, c'est un type que je connais de l'époque avant mon arrivée à Konoha. D'abord, c'est lui qui a cherché pour moi ma dernière famille adoptive avant de me laisser chez le médecin, puis comme j'ai grandi dans la rue, je connaissais bien la plupart des gangs qui traînaient. Il venait souvent me voir avant que je n’atterrisse à Konoha.
Je lui explique ce qu'il vient de passer. Il prend en note tout ce que je dis, et semble dérangé lorsque je lui donne une description physique des agresseurs. J'imagine qu'ils sont connus des services de police et que ce n'est pas la première fois qu'ils font du grabuge.

"Bon, ça devrait aller. Je ne t'emmène pas au poste parce-que je te connais, mais ne t'imagine pas avoir la côte auprès de la police en t'attaquant seul à des individus dangereux. Laisse ce travail à la police et appelle-nous la prochaine fois."
"Si je n'étais pas intervenu, les conséquences auraient étés bien pires."
"Tu n'étais pas obligé pour autant d'y mettre les poings."

Comment voudrais-tu que je m'y sois pris alors ? J'aimerais bien le lui dire, mais ça ne servirai à rien de débattre là-dessus. Je peux déjà m'estimer heureux de m'en être tiré à si bon compte. Jack me fait un signe de la main et s'éloigne avec son collègue, qui lui demande des explications. Aucun souci de ce côté.

Revenons à nos moutons. La fille au pull rose vient d'assister à toute la scène, probablement incrédule. Je me masse la nuque et lui propose à mon tour de rentrer dans le pub, dans lequel toutes les personnes à l'intérieur ont vu la scène. Vous savez, je n'aime pas vraiment me faire remarquer. Une fois à l'intérieur, je dois subir tous ces regards ahuris, qui finalement décident de reprendre leurs discussions, lecture du journal ou je ne sais quoi. Je boîte légèrement vers la place où j'étais avant de sortir, en constatant que l'argent est toujours là, mais pas le verre. La serveuse à dû le faire exprès en voyant la scène, par compassion peut-être.

Je m'assois et invite la fille à faire de même. J'hésite un moment, il faudrait peut-être que je la rassure sur mon état.

"T'en fais pas pour ça, ce n'est pas la première fois que je me coltine des types dans leur genre."

Dis-je avant de pousser un râle un douleur provenant de mes côtes. Pas vraiment crédible ça. Maintenant, je suppose que je dois passer aux présentations. Après tout, je me vois mal lui dire que c'est fini et qu'elle doit rentrer chez elle. J'ai fait une bourde une fois, pas question de faire une deuxième erreur.

"Je m'appelle Kôgami. Hiniku Kôgami. En troisième année au lycée Konoha, en..."

Je suis un peu réticent à l'idée de lui annoncer que je suis en catégorie D... Pas comme si j'en avais quelque chose à faire non ? Vu son âge - celui que je lui donne du moins -, elle doit aussi être au lycée. Pas forcément Konoha maintenant que j'y pense. Raaah, pourquoi je m'embête à réfléchir dessus ? Autant lui dire cash, si elle pose la question, je lui donnerai une réponse brève.

"... En catégorie D."
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MessageSujet: Re: [CLOS] Au loin, un moment de répit   Lun 5 Mai - 9:22

Au loin, un moment de répit...
« Feat Hiniku Kôgami »

La première voiture de police se gara le long du trottoir, et aussitôt en sortit deux hommes en uniforme. Même si il était plus qu'urgent de poser de la glace là où il s'était fait frapper, il était évident qu'on ne pouvait fuir face à la police. Enfin, fuir... Leur demander d'attendre un peu n'aurait certainement pas été la meilleure chose à faire. Je m'arrêtais donc et attendais sagement que ce policier nous rejoigne. Non seulement il nous dérangeait, mais en plus, il prenait son temps. Je réprimais un soupir et faisais une mine boudeuse sans plus rien dire. Une surprise cependant. Visiblement, l'homme en uniforme et l'adolescent se connaissaient. Improbable comme situation. Du moins, c'était un coup de chance. L'inconnu qui nous faisait face, même si je n'avais toujours aucune idée de l'identité de celui qui m'avait aidé, s'appelait visiblement Jack.

Les explications furent assez rapide, malgré le fait qu'il fallait tout de même tout expliquer depuis le début pour mieux comprendre les choses. Malgré les événements, le garçon semblait tout à fait calme, plutôt habitué de ce genre de situation. Intrigué, immobile derrière lui, je profitais de la discussion entre les deux hommes pour l'observer du coin de l’œil. Visiblement, il n'était pas celui que j'avais cru qu'il était au début. Il était plus... Hum... Je ne savais pas vraiment comment expliquer ce que je ressentais.

Je baissais les yeux sur le carnet sur lequel prenait des notes le policier. Après la description des événements, et une description physique des agresseurs, l'homme en uniforme se mit à lui faire la morale en lui disant qu'il n'aurait pas du intervenir, du moins ne pas utiliser ses poings. Ben alors quoi? Qu'est ce qu'il aurait bien pu faire? Appeler les services de polices et attendre sagement qu'ils arrivent? Qui sait ce que j'aurais pu subir en attendant. Au final, même si j'avais un goût amer dans la bouche à l'idée que quelqu'un ait du prendre des coups pour moi, j'étais bien contente qu'il soit tout de même sortis du Pub pour m'aider.

Les voyants enfin s'éloigner, je reportais mon attention sur le garçon et l'observais un moment tout en réfléchissant. Non seulement il était assez fort et balèze pour mettre en déroute un groupe de six délinquants, mais en plus il avait de très bonne fréquentation. Impressionnant! A moins que... Que ce ne soit parce que lui-même possédait un casier qu'il était connu de la police? Hum, non, enfin, je ne pensais pas. Après tout, si c'était le cas, on ne l'aurait certainement pas laisser partir aussi facilement. Et on ne lui aurait pas non plus parlé de cette façon.

Le suivant ensuite, nous entrions tous les deux dans le Vieux Pub. Des regards se posèrent aussitôt sur nous, ou plutôt devrais-je dire sur lui, qui s'était battus pour me défendre juste en face de la vitrine, et que par conséquent, tous le monde avait pu voir. Était-ce aussi étrange, aussi bizarre? Son comportement sortait-il autant de l'ordinaire?

En voyant un homme qui venait de poser son journal pour observer avec des yeux ahuris le jeune homme, je lui lançais un regard noir et grimaçais avant de reprendre mon chemin vers la table où il s'était installé un peu plus tôt. Je le regardais s'asseoir, un peu plongé dans mes réflexions, et faisais lentement de même. Il tenta alors de me rassurer, ce qui n'était plutôt pas le cas au final puisqu'il râla aussitôt de douleur, comme si son corps le rappelait à l'ordre. Un peu inquiète tout de même, je me redressais un peu, appuyant mes deux mains sur la table, prête à me rapprocher un peu plus, quand il reprit la parole.

Je me rasseyais alors et restais silencieuse un bref moment avant de sourire largement. Alors comme ça, il était à Konoha High School, lui aussi? Il était en troisième année, certes, mais sûrement pourrions nous nous revoir à d'autres occasions. Il serait ainsi plus facile pour moi de prendre de ses nouvelles... Après tout, il m'avait défendu et avait pris les coups à ma place, alors la moindre des choses était de rester attentive à son état de santé. Mais... En quelle catégorie? Je m'apprêtais à lui poser la question quand il répondit de lui-même. Je comprenais alors que la brève hésitation qui avait coupé sa phrase était par rapport à sa catégorie. Sans doute avait-il longeuement réfléchit avant de me l'annoncer. Pourtant... Même si la catégorie D n'était pas des plus appréciés, je ne voyais pas là une raison de me moquer, ou encore de l'insulter.


«Quelle que soit ta catégorie, je te remercie. Si tu n'avais pas été là...»

Je grimaçais en baissant les yeux sur mes doigts qui s'agitaient sur mes genoux. Me reprenant aussitôt, je relevais la tête et faisais un petit sourire gêné.

«Enfin... Je m'appelle Sawako Mizune.» Un sourire, un peu plus grand et sincère celui-là, se dessina sur mon visage. «Je suis également à Konoha, en deuxième année au lycée.»

J'évitais alors de parler de ma catégorie, oubliant volontairement ce fait pour ne pas le mettre mal à l'aise. Je me levais alors.

«Je vais chercher de quoi mettre sur, euh... sur ta joue. Pour éviter que ça gonfle trop. Je reviens.»

Je me dirigeais alors vers le bar et expliquais la situation rapidement à l'homme qui s'y trouvait avant de lui faire ma demande. Il acquiesça aussitôt et disparut dans l'arrière salle, n'en ressortant que quelques minutes plus tard avec un chiffon dans lequel il avait glissé un sachet de glaçons. Je le remerciais, puis retournais vers la table et venait cette fois m'asseoir juste à côté de lui.

«Montre-moi...» lui dis-je en me rapprochant un peu plus.

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MessageSujet: Re: [CLOS] Au loin, un moment de répit   Lun 5 Mai - 11:39

«Je suis également à Konoha, en deuxième année au lycée.»

Ben tiens, je m'en doutais - qu'elle soit de Konoha du moins. Et à en voir son sourire, ça à l'air de la réjouir. Dois-je l'être aussi ? Je réfléchis à un sujet de discussion approprié, mais elle se lève en disant rapporter de quoi éviter que ma joue gonfle. Je profite de son absence pour faire le point sur la situation.
Je suis venu dans ce café après avoir passé une matinée foireuse. Ensuite, j'ai répondu sarcastiquement à une fille qui s'était trompé de personne et qui m'a sûrement détesté sur le moment. Puis elle est ressortie, s'est faite agressée par des punks, je suis intervenu pour les maîtriser, et après un affrontement assez violent, je me retrouve de nouveau dans le pub en face de cette fille que j'ai sauvé. Qu'est-ce que je dois en conclure ?

La fille - ou plutôt Sawako, maintenant que je connais son nom - vient s'assoir à côté de moi, un chiffon rempli de glaçons en main. Elle s'approche de moi en me demandant de montrer mes blessures. "Pas que je ne veuille pas, mais tu agis plutôt librement, on vient à peine de se rencontrer" pensais-je... Même si elle a raison d'agir ainsi après ce qu'il s'est passé, mais quand même.

"C'est bon, je peux m'en occuper seul."

Et je me rend compte que nos visages sont de nouveau très proche l'un de l'autre, au moment où je saisi le chiffon. Je recule un peu, gêné par cette situation. J'applique le chiffon sur ma joue, auquel cas je pousse un soupir de soulagement à la sensation froide sur ma blessure. Je reste silencieux quelques secondes le temps d'apprécier la fraîcheur du chiffon, puis sans bouger la tête pour autant lance un sujet de discussion.

"Donc tu es toi aussi du lycée Konoha... Tu fais partie de quel club ? Personnellement, je suis dans celui de boxe."

Je ne suis pas particulièrement bavard, et encore moins sociable, donc j'ai un peu peur de la tournure de cet échange. A bien y réfléchir, cette situation me dérange plus qu'autre chose, j'aimerais me trouver ailleurs en ce moment.

Je me mets alors à regarder plus précisément mon interlocutrice. De longs cheveux noirs, très soignés. Elle doit en prendre grand soin pour qu'ils soient aussi impeccables. Ses yeux, tout aussi noirs et positionnés derrière des lunettes, semblent pleins de vie en contraste aux miens qui sont toujours vides et dénués d'expression. Elle a un visage serein, et maintenant que je le réalise, elle ne fait pas son âge. Pour quelqu'un en deuxième année, je jurerais qu'elle ferait bien un an ou deux de plus que ce à quoi je m'attendais.

Une seconde... Je suis très clairement en train de la fixer du regard. Elle m'a sans doute remarqué. C'est officiel, cette Sawako a capté mon intérêt.
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MessageSujet: Re: [CLOS] Au loin, un moment de répit   Mar 6 Mai - 0:01

Au loin, un moment de répit...
« Feat Hiniku Kôgami »

A peine assise à côté de lui, je lui demandais de me montrer la blessure qu'il avait au niveau de la joue. Il fallait appliquer au plus vite du froid sur le coup afin d'éviter que cela gonfle de trop. Avant même que je n'ai pu le faire, je l'entendis me répondre qu'il pouvait le faire seul. Un peu surprise, après tout je n'avais pas eu de mauvaises intentions, je me contentais de lui tendre le chiffon avec les glaçons après avoir cligné plusieurs fois des yeux et bafouillé un peu. Évidemment, il ne fallait pas que je m'attende à un changement plus radicale encore de comportement. Dès le début, il m'avait envoyé paître, et même si il était venu m'aider, cela ne faisait pas de moi une amie proche ou quoi que se soit d'autre. Il était juste intervenu pour se défouler, comme il l'avait dit précédemment.

De nouveau, un peu gêné et ne sachant pas vraiment comment réagir, je baissais les yeux sur mes mains refermés et sagement posées sur mes genoux. En parlant de mes mains... Celles-ci tremblaient encore suite aux derniers événements. Même si je n'avais pas éclaté en sanglot, et que j'avais finalement passé la langue à ce groupe de punk je n'en restais pas moins «choqué» après cette agression. Ce n'était pas tous les jours que cela m'arrivait, et heureusement. Ou bien sûrement n'aurais-je pas été là aujourd'hui.

Un soupir de soulagement s'échappa des lèvres de Kôgami, ce qui me fit sourire en coin. Lui, au moins, il ne semblait pas être ébranlé par ce qui venait de se dérouler, comme si, quelque part, il avait l'habitude de ce genre de situation. Enfin, je n'étais pas sûr que l'on puisse dire qu'il était dans un meilleur état, physiquement parlant. Sa voix s'éleva et je relevais alors la tête. A sa question, je laissais un petit sourire étirer mes lèvres.


«Je me suis inscrite à l'orchestre... Je commence tout juste à apprendre à jouer du piano.»

Savoir qu'il était dans un club de boxe ne m'étonnait en rien. Vu la façon dont il se débrouillait en combat des rues, je l'aurais soit classé dans ce club, soit dans celui de kendo qui était selon moi, un art un peu plus noble. La boxe... Ça lui allait bien. Non pas que le kendo n'était pas fait pour lui, hein, mais lui, il était plus... Plus «cool» que noble. Et ce n'était pas forcement une mauvaise chose.

Alors que mes yeux s'étaient baissés sur le sol, je sentis un regard posé sur moi. Relevant la tête, et très légèrement les yeux, je remarquais que Kôgami me fixer plutôt intensément... Je me demandais pourquoi il m'observait de cette façon. De cette façon...? Comment...? Prenant pleinement conscience de la chose, je sentis aussitôt mes joues s'embraser et prendre une étrange teinte rouge. Alors que mes doigts s'agitaient ensemble, je me raclais légèrement la gorge et détournais les yeux lentement.


«Euh, tu sais... Je me demandais... On devrait... On devrait peut-être...»

Mon regard se mit à fixer un autre endroit alors que je cherchais mes mots et que dans mon esprit tout s'embrouillait.

«Enfin, tu comprends...? On devrait peut-être... aller jusqu'à la clinique... Pour tes blessures, je veux dire.»

Je me reprenais un peu et osais enfin le regarder.

«Pour vérifier que tu n'as rien de grave... Non?»

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MessageSujet: Re: [CLOS] Au loin, un moment de répit   Mar 6 Mai - 3:28

L'orchestre hein... Je ne sais pas si je devais m'y attendre. D'une certaine manière, le piano lui va bien, mais je m'attendais à autre chose, genre le club de journalisme. Remarque, j'aurais été bien plus surpris si elle m'avait répondu qu'elle était dans un club de sport. Là, j'aurais crié au mensonge.

Je n'aurais peut-être pas dû la fixer autant, je la vois en train de rougir. Pas de quoi être gênée voyons. Et voilà qu'elle se met à être nerveuse en bégayant qu'il faudrait que j'aille... Ou du moins qu'on aille à la clinique pour vérifier mon état. Je lui aurait bien dit que ce n'est pas nécessaire et que je vais me reprendre, mais les douleurs sont là et bien présentes. Avec autant de coups subis, je dois avoir au moins quelques côtes brisées. Et ce on implique le fait qu'elle m'accompagne. Pas comme si j'en suis réduit à l'immobilité, mais j'ai bien remarqué avoir boité rien que pour atteindre cette table. Avoir quelqu'un avec moi serait plus judicieux.

"Il vaut mieux, si. Je ne tiens pas à retourner en cours, ou surtout à la boxe avec un foie manquant. Si tu veux bien m'aider à transporter le blessé que je suis." dis-je en lui adressant un sourire taquin.

Je m'appuie sur la table en me relevant, en sortant un petit "Aïe" de douleur provenant de ma jambe cette fois. Je m'éloigne de la table en boitant. Hum, ce trajet risque d'être intéressant. La clinique la plus proche doit se trouver au pire à un kilomètre, mais dans mon état, le temps de trajet va me paraître infiniment long.

Je franchis la porte du pub. J'essaie de me remémorer dans quelle direction se trouve la clinique dans cette ville. Bien que je sois du genre bagarreur quand je croise des types qui ne me reviennent pas, je n'ai encore jamais eu affaire à des lieux médicaux tel qu'un hôpital. Je me bats bien, rien de surprenant - sans vouloir me vanter.

Nous nous dirigeons alors vers la clinique - j'espère au moins que c'est la bonne direction. Mais j'ai du mal à avancer, c'est pénible. Tant qu'à faire, autant poursuivre la discussion, ça me donnera l'impression que le trajet est plus court. D'ailleurs, il y a une chose qu'elle n'a pas mentionné.

"Si tu es de Konoha, dans quelle catégorie tu es ?"

Je sais que j'ai hésité avant de dire que j'étais chez les D, mais ça ne devrait pas me gêner. Je ne sais même pas pourquoi j'ai hésité. C'est quand même pas à cause de sa présence ? Des fois, je suis un imbécile.
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MessageSujet: Re: [CLOS] Au loin, un moment de répit   Mar 6 Mai - 8:11

Au loin, un moment de répit...
« Feat Hiniku Kôgami »

Les yeux enfin posées sur lui, je clignais des paupières en attendant sagement qu'il se décide. Cette fois, même si il s'opposait à cette idée, il faudrait que je tente de le convaincre de la nécessité de la chose. Après tout, il venait se battre contre six autres personnes, et on ne pouvait, à moins de ne pas être humain, ressortir d'un tel affrontement sans aucune égratignures. Pas de ce que j'en avais vu, du moins. Donc, si il refusait, il fallait que je me montre convaincante. Et pas question de céder là dessus. Il m'avait aidé, et je devais donc faire de même. Et là, tout de suite, l'essentiel était de prendre soin de sa santé, et de vérifier si il n'avait rien de grave.

Trop concentré sur mes réflexions et sur ma volonté d'insister en cas de refus, j'entrouvrais les lèves alors qu'il prenait la parole, prête à le couper aussitôt, quand la signification de ses mots parvint jusqu'à mon esprit. Refermant alors les lèvres, je le regardais un petit moment et finissais par sourire largement. Je n'aurais donc pas à lui faire un sermon ou quoi que se soit d'autre sur la nécessité de se soigner.

Ne faisant même pas attention au sourire taquin qu'il m'adressa, je me levais aussitôt et venais tout de suite pour l'aider. A son «aïe», je comprenais qu'il souffrais bien qu'il n'en avait l'air et qu'il avait certainement compris qu'il ne pourrait aller jusqu'à la clinique seul, et que c'était pour cela qu'il avait probablement accepté. Le suivant, je me demandais comment j'allais bien pouvoir l'aider. Non pas que j'en avais pas envie, hein, loin de là, mais comment...? J'allais forcement devoir me rapprocher de lui. Mais est ce que ça ne le dérangerait pas? Et moi, alors?

Je sortais du Pub à sa suite, et continuais à le suivre comme une imbécile, en pestant contre moi-même.


*Bon alors ma petite Sawako, qu'est ce que tu fiche?! Tu te propose de l'aider et tu reste plantée là, comme une idiote...!*

Baissant les yeux sur le sol, je tenais d'une main mon sac à main et de l'autre, trifouillais mon pull rose. Bon sang, c'était assez gênant comme une situation. Ce n'était pas vraiment le genre de circonstances que l'on s'attendait à vivre dans sa vie. Et je n'avais donc jamais véritablement réfléchis au comportement que je pourrais adopter.

Sa voix s'éleva à nouveau et je levais alors la tête vers lui. A sa question, je restais silencieuse un bref moment avant de regarder pour la seconde fois le sol.

«En catégorie B...» lui dis-je du bout des lèvres, comme si j'avais peur de peut-être le vexer ou le mettre mal à l'aise.

En aucun cas, je ne voulais qu'une chose pareille se passe. Après tout... Face à sa simple petite réplique un peu sarcastique, j'avais répondu sèchement et lui avais lancé des regards noirs à de nombreuses reprises. Malgré ça, il m'était venu en aide dès qu'il avait vu que je m'étais fait attrapé par une bande de racailles, et n'avait pas un seul instant hésité à se laisser battre alors qu'on m'avait prise en otage. Il avait été courageux, féroce, sympa, et vraiment cool.

Me pinçant les lèvres, j'inspirais un bon coup intérieurement avant de me rapprocher de lui et d'attraper son bras que je passais au dessus de mes épaules pour le soutenir. Lui offrant un petit sourire en coin, je le regardais.


«Je vais te soutenir, pour ne pas que tu te fatigue trop jusqu'à la clinique. Alors, n'hésites pas à t'appuyer un peu sur moi, d'accord?»

C'était la moindre des choses.



{Suite RP à la clinique de la ville}
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