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d'intelligence moyenne afin d'équilibrer les catégories.

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 [CLOS] Au loin, un moment de répit (suite)

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MessageSujet: [CLOS] Au loin, un moment de répit (suite)   Mar 6 Mai - 9:41

Elle aussi, a hésité avant de dire sa catégorie. Et quelque chose me dit que c'est de ma faute, elle a dû garder en tête mon hésitation de tout à l'heure. Oui, je suis vraiment un imbécile parfois. Je vais devoir rattraper ça. Je réfléchis un temps histoire de sortir une phrase appropriée, mais avant que je ne puisse la sortir, elle me prend un bras et le pose sur ses épaules pour m'aider à avancer.
Décidément, cette fille ne connaît pas la pudeur. Mais au moins, ça réduit ma difficulté à marcher.

Nous continuons de marcher vers la clinique. La chaleur du soleil me rappelle que je n'ai plus le chiffon pour la douleur au visage, et rien que le fait d'y repenser me fait mal. Il y aura encore du chemin à faire avant d'arriver. Bon sang, jusqu'à quel point cette journée va me faire c**** ? Le mieux à faire pour le moment reste de poursuivre cette discussion.

"J'imagine que tu es plutôt douée en cours non ? En tout cas, tu n'as pas la tête d'une élève qui crée des ennuis."

C'était sincère. Pour tomber dans le cliché, disons que je l'imagine l'élève modèle déléguée de classe. Bien sûr, je ne le pense pas complètement, la réalité est en général bien différente, mais ça doit s'en approcher. De même que pour moi et ma tête de rebelle, on doit me prendre pour un mec peu fréquentable et causeur de trouble. Y'a une part de vrai, mais surtout du faux. Je suis peut-être pas très sociable et tout, mais jamais je ne chercherais à provoquer des remous, et bien que je sois sarcastique et froid, je n'inciterais personne à faire quoi que ce soit de pas très légal.

En classe, on ne me verra jamais au premier rang. Cherchez du côté de la fenêtre, un type qui regarde le paysage tout en écoutant le cours. Quand un prof me pose une question en pensant m'ébranler, je le surprends en lui disant une bonne réponse (cette méthode ne marche pas en japonais et en anglais. Même en écoutant sérieusement, je ne comprend rien). Les profs agissent différemment selon les cours : certains décide alors de m'ignorer et ne me pose plus de question, probablement en s'imaginant qu'ainsi mes résultats baisseront puisque je ne participe pas au cours, d'autres me dénigrent et/ou me font la morale. Mais certains - bien moins nombreux - sont amusés par ce fait et font comme si de rien n'était.

Je tourne ma tête vers la personne qui me soutient. Je me demande si elle est vraiment comme je l'imagine, ou si elle a elle aussi des petits côtés comme ça auxquels on ne s'attend absolument pas.
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MessageSujet: Re: [CLOS] Au loin, un moment de répit (suite)   Mer 7 Mai - 1:55

Au loin, un moment de répit...(suite)
© FICHE CRÉÉE PAR REIRA DE LIBRE GRAPH'
« Feat Hiniku Kôgami »

J'avais finalement opté pour une approche directe. Ne pas se laisser démonter, ne rien lui demander, et insister si le besoin s'en faisait sentir. Je voyais bien qu'il boitait, et qu'il avait un mal de chien à marcher, et malheureusement, nous étions loin d'être arrivé à la clinique. Jamais il ne tiendrait dans un état pareil. Il fallait donc que je l'aide. Et qu'importe ce qu'il en penserait. De toute façon, je n'étais pas dans sa tête pour entendre ses pensées. Je n'avais tout de même pas envie qu'il pense de moi que j'étais une fille étrange. Même si c'était déjà probablement le cas... Je voulais juste le remercier de ce qu'il avait fait pour moi. Et cela... J'en étais encore bien loin. Le laisser s'appuyer un peu sur moi jusqu'à l'hôpital, ce n'était vraiment rien en comparaison.

Un moment de silence s'installa. Je n'osais toujours rien dire, de peur de faire un pas de travers. Je fixais inlassablement le sol et me contentais de laisser aller mes réflexions, cherchant et réfléchissant à propos de Kôgami. Au départ, j'avais eu une mauvaise impression de lui, sûrement à cause de cette réponse qu'il m'avait fournis, ces sarcasmes, tout ça, c'était ce que je détestais. Rien d'étonnant donc à ce que je lui réponde plutôt sèchement. Mais maintenant qu'il s'était montré à moi sous un autre jour...

Le soleil était là, et il se faisait sentir. La chaleur me semblait bien plus étouffante que tout à l'heure, lorsque j'étais entré dans le pub. Était-ce parce que j'étais plus proche de lui, maintenant...? Sa voix s'éleva, et je relevais alors les yeux vers lui, oubliant, ou plutôt ignorant tant bien que mal la pensée qui venait de me traverser l'esprit.


«Je ne dirais pas que je sois doué, mais... J'ai de bonnes notes dans un peu près toutes les matières...» lui répondis-je en levant les yeux au ciel, et en me remémorant mes dernières notes.

Je reportais mon attention sur lui et l'observais attentivement un petit moment avant de nouveau regarder devant moi. J'avais une bonne mémoire et me souvenais assez correctement des traits de son visage. Ses yeux bleus, ses cheveux foncés, et en bataille... Hum. Je ne le voyais pas lui, comme un élève modèle. Ce n'était pas dénigrant, hein! Peut-être qu'il avait des notes tout à fait correcte, voire même bonnes, mais je ne me l'imaginais pas comme premier de la classe, assis au premier rang à lever la main dès que le professeur cherchait un volontaire. Non, vraiment pas. A moins que le coté sarcastique, regard vide et blasé ne soit un style qu'il se donnait... Et là, du coup, ce serait beaucoup moins cool.

Est-ce que...? Je me tournais vers lui sans plus réfléchir, et écarquillais les yeux en me rendant compte que je l'avais fait en même temps que lui. Nos visages étaient plus ou moins proches, et je pu sentir aussitôt mes joues s'embraser. Après un bref moment de silence, je tournais une nouvelle fois la tête et me pinçaient les lèvres avant de reprendre, mine de rien:


«Je me débrouilles bien en cours, mais en sport, c'est autre chose... Je suis franchement nulle en eps, et j'ai tendance à me fouler les chevilles dès que je fais un effort.»

Toujours en tenant et en soutenant tant bien que mal Kôgami, je continuais d'avancer lentement vers la clinique.

«Et toi alors...?» lui demandais-je. Je faisais un petit sourire en coin en le regardant. «Je suppose que toi, le sport, c'est ton truc, non?»

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MessageSujet: Re: [CLOS] Au loin, un moment de répit (suite)   Mer 7 Mai - 4:29

C'était la réponse à laquelle je m'attendais, avec une pointe de modestie je présume. Le dicton "il ne faut pas se fier aux apparence" n'est peut-être pas faux, mais c'est pourtant souvent le cas. Je vois mal un mec pratiquant le culturisme adorer les petits chats et être fan d'histoires à l'eau de rose.

Je la vois en train de rougir, avant de tourner la tête. Je l'ai encore fixé, et elle a encore rougit. Il va falloir que je fasse attention avec ça, j'ai pas envie que ça devienne une manie. C'est assez embarrassant comme ça.

Le fait qu'elle soit nulle en EPS ne me surprend pas plus, mais pas au point à ce qu'elle ne puisse faire un effort sans se fouler la cheville. J'imagine la situation un instant : elle, en train d'essayer de tenir un 500m du mieux qu'elle peut avant de se ratatiner face contre terre... Je ricane à cette idée, puis réprime mon ricanement en me disant que ce n'est pas très cool. Et puis, je suis pas mieux : il suffit de me voir en anglais. La classe rigole dès que j'essaie de formuler une phrase à voix haute, bonjour la crédibilité.

Tout en continuant de m'aider à marcher - je me demande si elle a du mal à me tenir comme ça, c'est que j'ai quelques muscles tout de même -, elle demande à son tour quel genre d'élève je suis, en supposant que je sois bon en sport. Presque spontanément, je lui réponds :

"Je n'ai aucun problème en cours, sauf pour les matières littéraires où je suis... Disons que mon niveau là-dedans se situe entre les capacités d'un légume et celles d'un caillou."

Je rigole brièvement à ma propre blague, puis poursuis "Et en effet, j'adore le sport. Certes, j'ai une préférence pour les sports de combat - mais surtout pas les trucs comme le kendo, il me faut du contact physique -, mais j'aime bien les autres types de sports, notamment individuels. Ils me permettent de me défouler et d'oublier tout le reste."

Nous nous rapprochons de la clinique. Ce trajet n'est peut-être pas aussi long que je ne l'avais imaginé après tout.
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MessageSujet: Re: [CLOS] Au loin, un moment de répit (suite)   Mer 7 Mai - 5:13

Au loin, un moment de répit...(suite)
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« Feat Hiniku Kôgami »

J'avais à peine posé la question que j'avais déjà sa réponse. Il ne lui avait pas fallut un seul instant pour réfléchir, ses mots avaient été spontanés, il avait répondu du tac au tac. Mon sourire toujours accroché aux lèvres, j'acquiesce silencieusement avant de rire à mon tour. Entre celles d'un légume et d'un caillou? Hum, je voyais ce que ça pouvait donner. Je me l'imaginais un instant, en cours d'anglais tenter tant bien que mal de répondre à une question que lui-même n'avait peut-être pas entièrement compris. Ça casser l'image «cool» et «distant» à la fois que j'avais de lui, mais quelque part, ça me donnait bien envie de rire. Ce que je ne fis pas, préférant plutôt me contenter de sourire dans le vague.

Je l'écoutais toujours et acquiesçais intérieurement à ces mots. Sa préférence pour les sport de combat ne m'étonnait guère, il se débrouillait très bien là-dedans et on n'apprécie toujours les matières où l'on est bon. A moins d'être étrange et décalé. A son allusion au kendo, je souriais un peu plus et me faisais la réflexion que j'avais plutôt bien analysé son comportement, sa façon d'être et peut-être même un peu sa façon de penser.


«C'est drôle...» lui dis-je. «Les matières littéraire me plaisent plus que les autres et je n'aime pas le sport, alors que toi, c'est l'exact contraire...!»

Cette pensée était tout à coup survenu dans mon esprit et avait jaillit de mes lèvres sans que je ne m'en rende compte. Il était vrai que l'on pouvait éventuellement considérer cela comme «étrange» mais ce n'était rien de plus qu'une incroyable coïncidence.

Reportant mon attention devant moi, je tentais de me redresser légèrement et de correctement retenir Kôgami pour éviter qu'il ne tombe. Je n'étais pas très musclé, et j'étais même plutôt frêle, avec ma petite taille et mes cinquante kilos tout mouillés, il fallait dire qu'à côté de lui, je faisais «crevette». Plus grand, et probablement plus musclé, il n'était pas évident de le maintenir ainsi durant un trajet qui, alors qu'il ne l'était pourtant pas, me paraissait aussi long. Je restais silencieuse cependant. Il avait besoin qu'on l'aide pour le trajet, et je n'allais certainement pas me ménager pour quelqu'un qui avait pris les coups à ma place.

Apercevant enfin la clinique un peu plus loin, je fis un large sourire et me tournais vers l'adolescent que je soutenais.

«On y est presque...»

Les quelques derniers mètres furent les plus long, de mon avis. Une fois devant la clinique, nous entrions tous les deux et, remarquant un siège juste au bord, je m'y dirigeais et incitais Kôgami à s'y installer.

«Assieds-toi, je vais aller chercher quelqu'un...»

Je me rendais donc jusqu'à l'accueil et informais alors la dame qui s'y trouvait que j'étais venu jusqu'ici avec un ami blessé qui avait du mal à marcher, et qui, probablement, avait d'autres blessures. Sa réaction fut assez rapide et à peine quelques minutes après une infirmière me rejoignait et m'invitait à me montrer la personne en question.

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MessageSujet: Re: [CLOS] Au loin, un moment de répit (suite)   Mer 7 Mai - 11:23

Elle marque un point là, nos caractères sont diamétralement opposés. Malgré tout, on finit dans une situation pareille à discuter de l'un et de l'autre. On dit que les opposés s'attirent... A quoi je pense moi ? Je secoue la tête, comme si ça pouvait m'aider à me débarrasser de ces idées étranges.

J'aperçois finalement la clinique. Tant mieux, je me serais senti mal d'avoir à me faire porter plus longtemps par une fille qui doit peser quelques 30 kilos de moins que moi. Alors que l'on approche de l'entrée, je vois que Sawako - et dire que je ne suis pas du genre à retenir les noms - commence à fléchir. Sur le coup, je me blâme pour ne pas avoir pu me déplacer tout seul. Je n'ose pas imaginer l'effort qu'elle a dû fournir.
En voyant la chaise à l'entrée, un sentiment de soulagement m’envahit, à la fois parce-que cela signifie que nous sommes arrivés et que je n'ai plus à me faire porter. Je me laisse tomber sur la chaise et vois Sawako partir chercher quelqu'un pour me faire soigner.

Je regarde l'entrée de la clinique. Il s'agit d'une salle de surface ronde, dont se trouve l'accueil à gauche, un peu plus loin de l'entrée. Ma chaise est adossé contre un mur, juste à côté des portes, d'où je peux voir l'activité de la ville fourmiller au-dehors. La salle s'ouvre sur deux couloirs, l'un à droite et l'autre à gauche de l'accueil. Je peux voir au-dessus de l'entrée de ces couloirs, les noms des différents services affectés, avec leurs étages respectifs. Au loin de ces couloirs passent régulièrement infirmiers, docteurs et visiteurs.

Sawako revient avec une infirmière, dont je crois voir une expression semi-choquée passer sur son visage, avant de reprendre une attitude plus professionnelle. Je dois vraiment pas être beau à voir pour qu'un personnel infirmier réagisse comme ça. Je me relève, alors que l'infirmière s'approche rapidement vers moi en me demandant de ne pas trop forcer, puis passe mon bras sur ses épaules. Je me retrouve à nouveau accroché à quelqu'un, qui cette fois m'emmène dans un des couloirs de la clinique. Nous traversons quelques salles avant finalement d'arriver dans une salle presque entièrement blanche, avec un lit informel typique avec du papier dessus, un ordinateur et quelques équipements médicaux.

L'infirmière s'absente en disant revenir avec le médecin. Une fois qu'elle est sortie de la salle, je constate que Sawako nous a suivit. Je la regarde un instant avant de faire une réflexion :

"Ne t'embête pas maintenant. Je t'ai assez fait perdre de temps comme ça."

Mon ton s'est fait plus direct que je ne le voulais. Je ne veux pas qu'elle s'embête à continuer de m'apporter son soutien, maintenant que je suis arrivé ici. Elle a sûrement d'autres choses à faire.

Le docteur arrive alors, blouse blanche ouverte et mains dans les poches. C'est un jeune médecin, probablement un interne, à qui la blouse blanche lui allait à merveille. Cheveux courts et plats, yeux cernés qui doivent refléter quelques jours de gardes enchaînés, barbe de quelques jours... Contrairement à l'infirmière qui avait réagi en me voyant, lui n'est pas surpris de mon apparence. J'ignore si c'est parce-qu'il a déjà l'habitude de voir des blessés comme moi - ce que je doute fort -, soit il est plus préoccupé de vite s'occuper de mon problème pour avoir droit à sa pause café... Ou soit mon cas l'indiffère.

Il s'apprête à commencer la consultation, puis se rend finalement compte qu'il y a une personne en plus de moi dans cette pièce. Il se tourne vers elle.

"Je vais te demander de sortir, pour que je puisse voir son état."
Puis il ajoute sur un ton blagueur "A moins que tu ne sois sa petite amie et que cela ne te dérange pas ?
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MessageSujet: Re: [CLOS] Au loin, un moment de répit (suite)   Jeu 8 Mai - 21:16

Au loin, un moment de répit...(suite)
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« Feat Hiniku Kôgami »

Même si l'attente n'avait duré que quelques brèves secondes, elle me parut aussi longue que l'éternité. J'avais un blessé sous les bras, qui méritait probablement plus d'attention que le magazine people que s'était remise à lire la dame de l'accueil, et l'infirmière qui venait tout juste d'être appelé ne se montrait pas... Enfin, si! Elle venait d'arriver et bien qu'elle me semblait plutôt fatigué, elle me fit un sourire avant de me demander de lui montrer la personne blessée. En voyant sa tête, j'eus un remord qui s'envola aussitôt lorsque son expression changea à la vue de Kôgami. Bon, certes, il était bien amoché, mais ce n'était pas non plus la peine de faire une tête aussi horrifié, comme si elle venait d'apercevoir un monstre en personne.

Il se relève et l'infirmière se rapproche aussitôt de lui pour passer un bras autour de lui afin de le soutenir, en lui demandant de ne pas trop faire d'effort. J'acquiesce donc, bien que tous les deux avancent et me tournent le dos, pour me donner raison. J'ai donc bien fait de l'aider à marcher jusque là, lui qui boitait et qui râlait de douleur dès que ses côtes lui faisaient mal.

Immobile durant un petit moment, je me demandais ce que moi j'étais censé faire alors que tous les deux s'éloignaient. Réfléchissant un peu, l'espace de trois brèves secondes, j'optais pour la solution qui impliquait que j'allais probablement passer le restant de mon après-midi ici: les suivre. De toute façon, j'étais inquiète pour la santé de Kôgami, et je n'avais rien d'autre à faire, si ce n'est terminer le dernier exercice de mathématique que j'avais entamé ce matin, et que je n'avais pas eu le temps de terminer si je voulais arriver à l'heure au rendez-vous de Miyuki. Heureusement, nous n'étions que samedi, et il me restait le dimanche pour l'achever.

Nous traversions un couloir, puis quelques salles avant d'arriver dans une autre pièce, presque entièrement blanche si l'on oubliait les deux ou trois posters déclarant que la santé était précieuse, accroché par ci par là. La table d'auscultation, le lit recouvert d'un papier blanc, était posé contre le mur, dans un coin de la pièce, non loin du bureau où trônait un ordinateur et quelques paperasses. Tout autour, un peu partout dans la pièce, il y avait d'autres équipements médicaux, en passant par le simple bâtonnet de bois qui vous force à ouvrir la bouche en grand pour que l'on vous examine le fond de la gorge et allant jusqu'à la machine, bien plus compliqué et sophistiqué que, par ailleurs, je doutais de connaître l'objectif.

A peine suis-je entré que mon regard glisse sur chacun des objets et des machines présents. L'infirmière sortit de la salle et prit à gauche dans le couloir, allant chercher un médecin, plus expérimenté et plus doué qu'elle. Les mains croisées dans le dos, immobile, je ne me tournais vers Kôgami que lorsque sa voix s'éleva. Et à sa réplique, je restais figé un moment avant de sentir mes épaules s'affaisser tandis que je détournais les yeux.

Je m'apprêtais à lui répondre qu'il ne me faisait pas perdre mon temps, étant donné que je n'avais de toute façon rien à faire, et que c'était la moindre des choses de s'enquérir de son état de santé étant donné qu'il m'avait aidé, quand le médecin de garde entra. Lui aussi avait l'air épuisé, probablement après plusieurs nuits passées dans l'hôpital. Non rasé, il paraissait un peu plus vieux qu'il ne l'était probablement. Mains dans les poches de sa blouse blanche, il s’avança vers Kôgami sans même remarquer ma présence. Restant silencieuse, j'attendis sagement la suite, ignorant donc la remarque de l'adolescent.

Mais c'était sans compter sur mon cerveau, qui, pour une fois, n'avait pas pensé à tout. Quand pour la première fois le médecin se retourna vers moi, je clignais des yeux en me demandant pourquoi il faisait attention à moi alors que son patient se trouvait juste sous son nez. A ses mots, je restais un petit moment silencieuse, puis prenais pleinement conscience de sa dernière remarque. Également consciente de la présence de Kôgami dans la pièce, je baissais subitement les yeux par terre en sentant mes joues s'embraser.


«Euh, non, je... Je vais sortir, pardon.»

Je sortais donc dans le couloir, puis, prise d'un élan de lucidité, je passais de nouveau la tête par la porte que je m'apprêtais à fermer.

«Je serais dans le couloir, alors, euh... Tenez-moi au courant, s'il-vous-plaît.»

Définitivement en dehors de la pièce, je pestais contre moi et ma stupide timidité qui avait fait que mon visage avait prit une teinte cramoisie aux derniers mots du médecin. D'abord debout, appuyé contre le mur, je soupirais finalement et me laissais lentement glisser jusqu'au sol où je m'asseyais, posant mes deux bras sur mes genoux que j'avais ramené vers moi. Les premières minutes s'écoulèrent, et soupirant de nouveau, je laissais ma tête retomber entre mes genoux en fermant les yeux. L'attente serait probablement longue, vu le nombre de coups que s'était prit Kôgami. Il me faudrait donc patienter ici un moment.

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MessageSujet: Re: [CLOS] Au loin, un moment de répit (suite)   Ven 9 Mai - 23:34

Il fallu quelques secondes pour que Sawako réalise ce que venait de dire le doc, et elle en devint aussi rouge qu'une tomate. Cette réaction me décroche un rapide sourire, puis me retourne vers le doc quand elle sortît de la pièce. Ni une ni deux, j'enlève mon haut, de manière à ce qu'il puisse m'ausculter. Et je réalise que je risque de passer pas mal de temps ici, si mon état est vraiment inquiétant. Je n'aimerai pas avoir à rester dans un lit, aussi actif qu'un légume pendant plusieurs jours.

Je n'avais pas fait attention au temps qui s'est écoulé durant la consultation, mais d'après l'horloge accrochée au mur, c'est bientôt la fin de l'après-midi. Je me tiens allongé dans le lit, des bandages entourant mes côtes et mes bras et deux pansements au visage, en attendant le médecin qui tape quelque chose sur l'ordinateur diverses informations que je n'arrive pas à lire à cause de la distance qui nous sépare. Je ne vais pas y couper, je vais rester ici pendant un temps, reste à savoir combien.
Le doc se relève de sa chaise devant l'ordinateur et me regarde. Le verdict tombe.

"Tu as subi pas mal de dégâts surtout aux côtes, mais pour les coups que tu as reçus tu as une sacrée résistance. Tu pratiques un sport ?"
"Oui, la boxe."
"Ca explique tout." Il imprime une feuille et griffonne dessus en continuant de parler "Néanmoins, nous allons te garder ici quelques jours, le temps que tes os se remettent en place. Vu que nous sommes samedi, au pire, tu rateras trois jours de cours."

J'imagine que je m'en sors pas trop mal. Trois jours... Non, quatre. Il ne faut pas oublier demain. Je vais passer le reste du week-end au lit, et louper quelques jours de cours. J'admire à quel point ma chance est inexistante aujourd'hui. Bah, je dois relativiser : au moins je serais dans un endroit calme et je n'aurai pas à être réveillé par des imbéciles chaque matin. Le doc me regarde et agite le bout de papier qu'il a griffonné en me demandant s'il doit appeler le lycée ou si j'ai quelqu'un qui viendra me voir. Bonne question. Excepté les membres du club de boxe, je ne côtoie pratiquement personne.

Puis je repense à cette fille. Est-elle partie ou a-t-elle attendu en-dehors de la salle ? En fait, j'aimerais qu'on soit dans la deuxième possibilité. Si le lycée apprend par l'hôpital que je suis alité, cela risque de faire un remue-ménage assez dérangeant dont j'ignore les conséquences, tandis que si c'est cette Sawako qui arrive en apportant sa version des faits, je pourrai m'en sortir sans trop de problèmes bureaucratiques.

Je demande au doc si la fille de tout à l'heure est toujours ici, et que si c'est le cas qu'il lui demande si elle peut emmener le justificatif au lycée. Il acquiesce "Le mieux, c'est encore que tu parles avec elle. Je vais la faire rentrer, et m'absenter un moment le temps que vous puissiez discuter. Tu me donneras ta réponse plus tard."
Il se dirige alors vers la porte.
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MessageSujet: Re: [CLOS] Au loin, un moment de répit (suite)   Sam 10 Mai - 4:43

Au loin, un moment de répit...(suite)
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« Feat Hiniku Kôgami »

En fait, plus que les premières minutes, ce fut les heures qui suivirent qui furent longues. Même si je n'avais pas fait attention à l'heure malgré le fait qu'il y avait une horloge juste en face de moi accroché au mur, je savais que la consultation avait duré bien trop longtemps pour que cela soit normal. Enfin, ça n'avait rien d'étonnant après tout, qui passerait à peine deux minutes alors qu'il vient de se faire tabasser, dans une salle d'auscultation? Personne. A moins de ne pas être humain. Il était logique qu'il y passe au moins une bonne trentaine de minutes.

Alors que j'étais appuyé le dos contre le mur, je soupirais en restant un moment immobile. S'asseoir par terre, ce n'était pas forcement très confortable. Et c'était froid, aussi. Je ne bougeais pas durant les dix premières minutes, puis, voyant que personne ne passait dans le couloir, j'étalais mes jambes sur le sol et venais poser ma tête contre le mur en fermant les yeux. Ah bon sang... J'étais plus ou moins impatiente de connaître le verdict. Non pas que j'avais hâte de savoir qu'il était bien amoché, mais plutôt que j'attendais de savoir patiemment si ils allaient le garder à l'hôpital quelques jours ou non. Enfin, au vu des douleurs qu'il avait.. J'optais plutôt pour la première solution. Ne pas perdre espoir, c'était bien, mais voir les choses en face et accepter la vérité, c'était mieux encore.

Levant les yeux au plafond et laissant mes pensées dériver, je me demandais ce qui allait bien pouvoir se passer après tout ce temps passé à l'hôpital. On allait m'informer de son état, et après une brève et rapide discussion, je me verrais dans l'obligation de quitter la clinique. Et après? J'allais probablement rentré jusqu'au pensionnat et retrouver Miyuki pour la consoler. Je n'avais de toute façon rien d'autre à faire. Peut-être que si je ne rentrerais pas trop, je pourrais même achever le dernier exercice de mathématiques que je n'avais pas eu le temps de terminer ce matin, et ainsi conserver ma journée de dimanche pour faire ce qu'il me plairait.

Et quoi d'autre? Cet exercice suffirait à m'occuper l'espace de cinq minutes, mais après? Je soufflais sur une mèche de cheveux qui barrait mon front et ramenais à nouveau mes genoux vers moi pour alors me relever. Une fois debout, je me mettais à arpenter le couloir de long en large, faisant quatre pas vers l'avant, puis faisais demi-tour et recommençais.Ce que ça pouvait être long!

Je me promenais ainsi durant les quatre minutes suivantes, puis apercevait alors un distributeur de boissons chaudes non loin. M'arrêtant, je ramenais mon sac à main vers moi et fouillais à l'intérieur pour retrouver mon porte monnaie. Sans plus attendre, je m'avançais jusqu'à la machine et regardais attentivement ce qu'ils y proposaient. Je choisissais finalement un chocolat au lait avec une pointe de caramel. Hum, ça ne devait pas être mauvais après tout, moi qui aimais et le chocolat, et le caramel. Je glissais donc les pièces à l'endroit fait pour cela, et me baissais alors pour suivre le gobelet du regard. Clignant des yeux, je m'apercevais alors que le bras de la machine s'était bloqué et que par conséquent le gobelet ne s'était pas placé à temps. Le liquide brûlant s'écoula donc dans les grilles et j'avais donc payer pour rien.

Poussant un petit soupir de frustration, je me redressais et jetais un dernier coup d’œil vers la porte qui menait à la pièce ou se trouvait Kôgami avant de m'éloigner encore un peu plus de celle-ci pour revenir vers l'accueil. La dame de tout à l'heure si trouvait toujours, aussi, je me dirigeais vers elle sans aucune hésitation.


«Excusez-moi...» commençais-je. J'attendis qu'elle me regarde pour reprendre: «Je viens d'acheter une boisson au distributeur dans le couloir là-bas et...» Je lui indiquais l'endroit et continuais «La machine s'est bloqué et au final, je n'ai pas eu ma boisson...»

Je la vis hausser un sourcil, tout à fait désintéressé, puis prendre le téléphone après avoir murmuré «Attendez un peu, je vais voir ça avec celui qui s'en charge...». J'attendis donc, jetant des regards vers le couloir dès fois que Kôgami y passerait la tête, on ne sait jamais, puis lorsqu'elle raccrocha le téléphone, elle me demanda aussitôt:

«Vous avez payé combien, votre boisson?»

Lui donnant le prix, elle sortit quelques pièces de l'un de ses tiroirs et me les tendit en me déclarant que la machine ne fonctionnait plus très bien depuis hier mais que l'on avait oublié de mettre une affiche indiquant qu'elle était en panne, et que, par conséquent, si je voulais quelque chose à boire, il me faudrait aller un peu plus loin dans le même couloir où je me trouvais un peu plus tôt pour en acheter une autre. J'acquiesçais, la remerciais et retournais donc vers le couloir. Je m'arrêtais près de la porte de tout à l'heure, attendis l'espace de quelques secondes, puis, voyant que personne n'en sortait, j'avançais un peu plus à la recherche du second distributeur de boissons. Je ne mis pas bien longtemps à le trouver et cette fois, tout fonctionna comme il faut.

Je revenais donc vers la salle de tout à l'heure, mon chocolat chaud caramel en main, et les yeux baissés sur celui-ci. Je soufflais lentement sur le contenu du gobelet pour le refroidir un peu étant donné qu'il était trop chaud pour moi le boire maintenant, quand quelqu'un me heurta de plein fouet au détour du couloir. La boisson se renversa bien entendu sur mon pull et une large tâche s'y dessina. Le liquide étant brûlant, je pu sentir ma peau picoter légèrement à l'endroit où le chocolat chaud s'était renversé sur moi. Mais le pire de tout était que je me retrouvais maintenant sur les fesses. Un
«Aïe!» m'échappa juste avant que je n'aperçois mon gobelet vide sur le sol, le liquide tout autour.

«Ah...!»

Une main se tendit vers moi, et relevant les yeux, je remarquais la présence d'un homme plutôt jeune pour être médecin. M'enfin, ça ne me regardait pas vraiment. Je me contentais d'attraper sa main et de me laisser relever sagement.

«Je suis désolé de vous avoir percuté comme ça, je ne faisais pas attention...» dit-il en riant, l'air un peu gêné.

Encore heureux, avais-je envie de lui dire. Il ne manquerait plus que les gens se mettent à bousculer les autres par plaisir.

«Et euh... Pour votre pull aussi. Je suis désolé... Vous devriez peut-être essayer de nettoyer le plus gros avec de l'eau, non?»

Mon regard glissa jusqu'à mon pull rose désormais tâché. Je grimaçais et soupirais en me souvenant qu'il s'agissait de mon pull préféré, et par ailleurs, l'un de mes tout derniers que j'avais acheté.

«Je suis vraiment désolé, allez jusqu'au toilette pour nettoyer ça, je vais me charger de laver ce qu'il y a par terre.»

J'acquiesçais et faisais aussitôt demi-tour pour me diriger vers les toilettes en question. Je n'en sortais qu'une dizaine de minutes plus tard, le fameux pull rose retiré et passé à mon bras, ne portant plus que mon chemisier blanc. Décidément... Cette journée apporté avec elle son lot de petits malheurs. Épuisé, je laissais la semelle de mes bottines traînaient sur le sol. Arrivé face à la porte, je m'asseyais de nouveau par terre, dos contre le mur, mes genoux ramenés vers moi et ma tête posé contre. Mes bras enroulés autour de mes jambes pour les maintenir, et mon sac et mon pull posé juste à côté de moi, je fermais lentement les yeux.

Je ne su combien de temps s'écoula, mais lorsque je relevais la tête, ce fut quand la porte face à moi s'ouvrit. En voyant le médecin, je fis un léger sourire qui s'effaça assez rapidement quand il m’annonça que Kôgami voulait parler avec moi. Je me relevais alors et tandis qu'il s'éloignait, les mains fourrés dans les poches de sa blouse blanche, je passais la tête par l’entrebâillement de la porte. Jetant un coup d’œil à l'intérieur, je vis l'adolescent qui se trouvait allongé sur le lit, des bandages et des pansements enroulant et protégeant certaines parties de son corps. Il avait l'air salement amoché, au final. J'allais vers lui, sac en main passé en bandoulière et mon pull rose passé par dessus mon bras.


«Tu voulais me parler...?»

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MessageSujet: Re: [CLOS] Au loin, un moment de répit (suite)   Sam 10 Mai - 7:10

Je la vois passer la porte, et la première chose qui me saute aux yeux est naturellement l'absence de son pull rose - pas étonnant, après l'avoir affublé pendant un temps de "fille au pull rose" -, qu'elle tient sous un bras. Soit il faisait trop chaud pour elle, soit elle l'a tâché. Je doute que l'on enlève des vêtements une fois qu'on ait passé l'après-midi avec, donc j'opte pour la deuxième option. Mais qu'est-ce qu'il s'est passé pendant ma consultation ?

Mais je repousse l'idée de lui poser la question. Pas utile. Plus important, il faut que je sache si elle peut emporter le justificatif pour moi au lycée. Je doute qu'elle me réponde par la négative et je demande par pure politesse... Au fait, ça fait combien de temps que je n'ai pas eu à être poli envers quelqu'un ? J'efface cette pensée de ma tête, puis regarde Sawako :

"Dis-moi, est-ce que tu pourras apporter ça au lycée, puisque tu es aussi de Konoha ? Ça me rendrait service."


Je réfléchis un moment, que je sache s'il n'y a pas autre chose que je doive lui demander. La réponse me saute aux yeux, et je me demande pourquoi je n'y ai pas pensé plus tôt. Je tape du poing sur ma main en y repensant, sans songer à la légère douleur qui en surviendrait

"Ah, et mes cours. Ça me dérange d'avoir à te demander ça, mais il faut bien que je rattrape mes cours un moment où un autre. Pourras-tu demander les cours aux gens de ma classe ?"

Sinon... Autre chose ? Je ne vais pas avoir accès à mes affaires, donc il faudrait qu'elle m'emmène quelques vêtements de rechange. Ce qui me fait penser que mes vêtements préféré - et mon seul set si on excepte l'uniforme scolaire - sont sales et légèrement déchiré par endroit. Première chose que je vais faire lorsque je serais à nouveau debout : les laver puis les recoudre. Mais je n'ai jamais touché à une aiguille de ma vie, d'autant que mes doigts ne sont pas spécialement fins.

Je soupire en regardant mon costard, étendu sur une table à ma droite. Le médecin revient alors, accompagné d'une infirmière - différente de celle de toute à l'heure - et d'un lit, mettant fin à notre échange. Ceci signifie que l'on va m'emmener dans ma chambre temporaire. Faites en sorte que je n'ai pas à la partager avec un jeune fou ou un vieux c... C'est pas le moment de faire mon exigeant, je vais devoir m'y faire.
Le doc, en entrant dans la salle, m'a donné l'impression qu'il était débordé. Il y aurait un manque de personnel dans cet hôpital ? Quoiqu'il en soit, il voit que Sawako est encore là :

"Je reviens un peu vite." dit-il. "Vous avez fini ?"
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MessageSujet: Re: [CLOS] Au loin, un moment de répit (suite)   Sam 10 Mai - 9:20

Au loin, un moment de répit...(suite)
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« Feat Hiniku Kôgami »

C'était définitif, Kôgami était véritablement dans un sale état. Même si cette pensée avait surgit dans mon esprit bien plus tôt, lorsqu'il s'était mit à boiter, et qu'il avait poussé son premier râle de douleur, au fond, j'avais gardé espoir qu'il ne soit pas trop blessé. Et là, en le voyant...Ces espoirs s'étaient envolés. Pfiout! Partis! Comme si ils n'avaient jamais existé, balayés par le vent de la certitude. Et si il se retrouvait là... Il fallait bien avouer que c'était de ma faute.

De ce que je pouvais voir, je constatais que c'était probablement ses côtes qui avaient le plus prit. Il avait également un ou deux pansement sur le visage et je me rappelais alors que l'un des punks de tout à l'heure ne s'était pas gêné pour lui mettre une droite, tout comme un autre n'avait pas hésité un seul instant à venir frapper son tibia. Si il se trouvait maintenant dans un état aussi pitoyable, je devais admettre que je n'y étais pas pour rien dans cette affaire. J'en étais même la source principale. C'était bel et bien de ma faute si il avait du intervenir et se faire passer ainsi à tabac. Peut-être que... peut-être que si j'avais réagis un peu plus vite, que je m'étais écarté du groupe, peut-être que cette fille ne se serait pas jeté sur moi et menacé avec la lame d'un couteau, et que, par conséquent, Kôgami n'aurait pas eu à se laisse frapper aussi durement.


Je m'en voulais véritablement à vrai dire, et bien que je restais silencieuse là dessus, je sentis ma gorge se serrer en m'approchant de lui. A sa demande, j'acquiesçais aussitôt, baissant un instant les yeux sur le bout de papier, juste l'espace de quelques secondes, le temps d'y lire «Justificatif d'absence», puis relevais la tête vers lui. Je m'apprêtais à lui demander si je pouvais faire quelque chose d'autres pour lui, quand il tapa subitement son poing sur la paume de sa main. Je haussais alors un sourcil avant de sourire en l'entendant.

«Bien sûr, aucun problème, je m'en chargerais. Je demanderais à faire des photocopies, si c'est pour rattraper des cours, ils ne devraient pas s'y opposer.»

J'achevais ma phrase par un autre sourire avant de lever les yeux au plafond en réfléchissant. Y avait-il quelque chose d'autre que je pourrais faire pour lui venir en aide? Peut-être que... Je m'apprêtais à parler quand la porte derrière moi s'ouvrit sur le médecin qui était déjà de retour, avec une infirmière. Ça signifiait donc qu'il était temps pour moi de partir. En entendant le docteur, je m'empressais de répondre.

«Euh, encore un petit instant, s'il-vous-plaît! Nous n'en avions plus pour très longtemps!»

Je me retournais aussitôt vers Kôgami et reprenais, sans plus faire attention à la présence du médecin.

«Tu as besoin de vêtements propre?»

Sans même attendre sa réponse, je continuais:

«Je t'en apporterais demain, je n'avais rien de prévu, de toute façon.»

Mon regard se posa alors brièvement sur le costume qui trônait un peu plus loin sur une table. Même si je n'en avais pas encore parlé, j'avais bien remarqué qu'il n'était plus en très bon état.

«Si tu veux, je peux aussi récupérer ton costume, je dois pouvoir arrangé ça, j'ai un peu de matériel de couture dans ma chambre, au pensionnat. Et je pourrais te le ramener demain, avec le reste de tes vêtements propre...»

Mes yeux glissèrent jusqu'à lui, toujours étendu sur le lit. Une fois que j'aurais les réponses à ma question, promis, je les laisserais enfin l'emmener pour qu'il puisse se reposer.  

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MessageSujet: Re: [CLOS] Au loin, un moment de répit (suite)   Sam 10 Mai - 23:30

Autant de gentillesse de sa part m'aide beaucoup, même si j'ai horreur d'avoir à reléguer ça à quelqu'un que je viens à peine de connaître. Mais je n'ai pas d'affaires de rechange pour ma sortie de l'hôpital, et je ne sais absolument rien faire de mes doigts en ce qui concerne la couture.

"Ça m'arrangerait. Tu devrais trouver quelques vêtements propre dans mes tiroirs dans ma chambre au pensionnat. Quant à mon costume pas la peine de me le rapporter ici demain, je ne vais pas le remettre."

Je réfléchis à nouveau pour être sûr de ne rien manquer... Non, c'est bon. Je ne vais pas non plus lui demander de quoi m'exercer au moins les bras, d'autant que je ne suis pas sûr que le doc me l'autorise. Je la regarde en lui dit "Merci." en souriant.

Je me tourne vers le doc et lui confirme que la discussion est terminée. Celui-ci acquiesce et m'aide à me déplacer vers mon autre lit, avec l'aide de l'infirmière. Je râle un peu en me relevant, puis passe mon postérieur d'un lit à un autre, et m'allonge de nouveau. Je regarde Sawako une dernière fois, avant que le lit ne se mette à se déplacer, escorté par le personnel médical. En chemin, le doc nous quitte en disant que du travail l'attend - je veux bien le croire.

Nous prenons un ascenseur, montons un étage, puis parcourons quelques couloirs avant d'arriver devant une chambre comportant le numéro "205" sur la porte. L'infirmière ouvre la porte. J'aimerais croire qu'il n'y ait personne d'autre dedans.

Un décor standard de l'hôpital s'offre à moi : un lit seul trône à côté d'une porte proche de l'entrée - qui sont sûrement les toilettes. Une télé commune se situe à droite du lit, fixée en hauteur sur le mur vert pâle de la chambre. Une grande fenêtre donnant sur la ville se trouve au fond de la pièce. Je remarque qu'il y a un vide du coté de la fenêtre, qui doit correspondre à la place du lit où je suis allongé. Tant mieux, je suis à côté d'une vue sur l'extérieur, c'est ce que je voulais. L'infirmière positionne et colle mon lit contre le mur. A droite de chacun des lits de cette pièce se trouve une petite commode blanche, ne contenant rien si ce n'est quelques feuilles dont j'ignore l'intérêt.

L'infirmière me présente une télécommande noire en me disant que l'hôpital à accès à un nombre assez important de chaînes. Le service est normalement payant, mais ils font une exception pour les rapides séjours comme les miens. Elle me présente aussi une autre télécommande, blanche celle-ci, qui ne comporte que quelques gros boutons. Certains sont pour le positionnement du lit, le dernier permettant d'envoyer un signal pour recevoir de l'aide du personnel. Je prend en note tout ce qu'elle me dit avec nonchalance, puis elle repart, appelée par une collègue de travail.

Une fois la porte refermée, je tourne la tête vers la fenêtre. Me voilà à présent au calme. J'essaie de repenser aux événements de cette journée, puis à songer à ce qu'il va se passer après, mais je sens une certaine fatigue m'envahir. Je pense qu'une petite sieste ne serait pas de refus après tout ça. Je ferme les yeux et me laisse rapidement emporter par le sommeil, avec une dernière pensée pour Sawako qui doit probablement encaisser ce qu'il s'est passé.
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MessageSujet: Re: [CLOS] Au loin, un moment de répit (suite)   Dim 11 Mai - 22:42

Au loin, un moment de répit...(suite)
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« Feat Hiniku Kôgami »

L'observant du regard, je laisse un léger sourire étirer lentement mes lèvres à ses paroles. J'acquiesce sagement, n'en ajoutant pas plus et me sens alors rougir un peu à son remerciement. Cette fois, je baisse les yeux, et murmure du bout des lèvres

«Tu n'as pas à me remercier pour ça...!»

Puis la discussion est définitivement close. Kôgami se tourne vers le médecin, et ce dernier s'approche aussitôt de lui, en compagnie de l'infirmière pour le faire changer de lit. Ils l'aident comme ils le peuvent, et le râle de douleur que pousse l'adolescent me fait légèrement tressaillir. Je me sentais soudain crispé et mon regard qui s'était relevé et posé sur Kôgami le suit lentement du regard. Il sort alors avec le personnel de l'hôpital, et je me retrouve seule. Sentant soudan une angoisse m’oppresser le cœur, je me précipite dans le couloir et les regarde s'éloigner encore.

Mes épaules s'affaissèrent. Je sortais sagement de la salle et sentais soudain que quelque chose clochait. J'avais l'impression que quelque chose de solide, et d'épais s'était enroulé autour de mon cœur, limitant ses battement, et nouant ma gorge. Ce n'était pas normal.


Debout, dans le couloir, j'avais du mal à tenir debout. Mes jambes s'était mise à trembler, entraînant le restant de mon corps avec elles. Mes mains me semblaient soudain moites et respirer correctement me paraissaient brusquement trop compliqué pour moi. Un violent frisson me traversa alors de toute part, une chair de poule naissant au niveau de ma nuque, et envahissant tout mon dos, venant mourir aux creux de mes reins. Je me sentais... Défaillir.

Mon téléphone portable se mit à sonner, et tant bien que mal, je l'attrapais dans mon sac à main, faisant au passage tomber mon pull que je ramassais aussitôt. J'amenais l'écran du téléphone vers moi et apercevais le nom de «Miyuki» qui s'affichait. Déglutissant difficilement, je poussais un soupir étranglé et décrochais, tout en m'appuyant contre le mur.


«Miyuki?» avais-je dis d'une toute petite voix.

Mon intonation ne devait être la même qu'à l'accoutumé. Elle comprit tout de suite que quelque chose n'allait pas, et quand elle me demanda si j'allais bien, je ne pu empêcher enfin les larmes de couler sur mes joues. J'en essuyais une première du revers de la manche, puis abandonnais l'idée en comprenant que ça ne s'arrêterait pas aussi facilement.

«Oui. Hm. Oui Ca va, je crois. Oui. D'accord. Hm. A tout à l'heure. Hm. C'est promis.»

Un petit rire m'échappa, pas forcement très joyeux, qui se brisa quand ma gorge me rappela à l'ordre. Je comprenais que le contre coup ne se faisait ressentir que maintenant. J'avais tellement été préoccupé par Kôgami, que tous les événements de cette après-midi s'étaient estompés dans mon esprit, juste le temps que tout aille mieux pour l'adolescent. Et désormais...Tout ressortait. C'était horrible de constater à quel point j'étais fragile. De l'eau s'écoulait de mes yeux sans que je ne puisse y faire quoi que se soit. Après avoir raccroché, je me laissais lentement glisser contre le mur jusqu'à me retrouver assise au sol, mon visage caché contre mes genoux, eux-mêmes ramenés vers moi. Plus rien n'allait, le monde s'effondrait. Je pleurais, et encore, c'était un mot bien faible pour décrire les torrents d'eau salés qui s'échappaient de mes yeux. J'étais désemparé face à ma propre détresse.

Je ne su combien de temps je restais là, mais j'avais beau entendre des pas, des voix, rien ne m'empêchait de rester immobile, et de pleurer, encore. Alors que tout semblait plus calme autour de moi, je me redressais, et comme un automate, les yeux rougis et gonflés, je me dirigeais vers la sortie de l'hôpital. Il fallait que je rentre, et que je porte le justificatif d'absence à Kôgami. Et puis, il était tard... Et je ne voulais pas que les choses tournent mal, une fois de plus pour moi. Une fois dehors, je constatais qu'il était plus tard que j'aurais pu ne le croire. Le vent s'était levé, et soufflais maintenant. Avec mon simple chemisier, je pouvais sentir le froid s'insinuer en moi. Des frisson se mirent à me traverser de part en part. Pressé de rentrer, j'appelais finalement un taxi pour rentrer. Heureusement pour moi, j'avais encore de quoi payer. Et puis, la route n'était pas bien longue. En à peine un quart d'heure, j'étais arrivé à destination.




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